Mariage des enfants : l’ONG Save the Children Burkina sollicite l’aide du premier ministre pour mettre fin à la pratique

97

La directrice pays de Save the Children international Burkina Faso,  Emilie Fernandes a rendu une visite de courtoisie au premier ministre Paul Kaba  Thiéba, le lundi 16juillet 2018 à Ouagadougou. Ils ont échangé sur les questions liés aux enfants.

L’objectif de cette rencontre, est de présenter l’organisation et les actions menées au Burkina et de remettre officiellement le Rapport sur la vie de privation de l’enfance pour le Burkina Faso qui est classé 165è pays sur 175  a expliqué Emilie Fernandes. Il s’agissait aussi selon ses dires de discuter avec le premier ministre sur la fin du mariage des enfants et voir comment le premier ministre peut les accompagnera afin de permettre à ce qu’il ait un vote du code de la famille et des personnes qui soit révisé et voté le plus rapidement possible.

Ce Rapport analyse 175 pays différents sur différents indicateurs tels que la malnutrition, les facteurs qui privent les enfants de leur enfance, la déscolarisation, les grossesses non désirées, le travail des enfants. Cet indicateur composite analysant toutes ces tendances a permis de classer le Burkina Faso 165ème pays sur 175. «  Un enfant qui se marie trop tôt, sort de son enfance. Un enfant qui a un enfant n’arrive plus à aller à l’école » a-t-elle dit.

Emilie Fernandes a en outre interpeller le premier ministre Paul Kaba Thiéba à investir dans les enfants, à continuer son action et son investissement au niveau du Plan National de Développement Economique et Social « PNDES » notamment dans la lutte contre le mariage des enfants, la gratuité des soins pour les enfants de moins de 5ans.

Le mariage des enfants selon elle, est leur structure, leur focus de plaidoyer afin qu’il ait un changement législatif. Cela permettrait le vote de ce code des personnes et de la famille et aussi un changement de comportement.

« Les leaders religieux sont aussi associés afin qu’il ait un changement sur cette question de mariage forcé et on travaille en coalition avec la plateforme nationale sur la promotion de l’abandon du mariage des enfants »,  a-t-elle ajouté.

 Elle reconnait qu’il doit avoir une adéquation entre le code de la famille et le code pénal qui vient d’être voté fin mai dernier et qui déjà, pénalise tout mariage avant 18 ans. Cette adéquation entre le code des personnes et de la famille n’a pas l’âge légal à 18 ans pour l’instant et le vote de ce code pourrait mener le mariage des enfants à 18 ans pour toute forme d’union quelle qu’elle soit, a-t-elle conclu.

Emilie Fernandes s’est réjouie de cette rencontre parce qu’elle a senti une oreille attentive et de l’engagement du gouvernement pour être à leur côté et les accompagner dans cette dynamique.

Paul Kaba Thiéba leur a demandé de toujours le solliciter si jamais d’autres problématiques survenaient et qu’il allait instruire ses conseillers pour une éventuelle analyse.

                                                                                                           Téné Bénédicte OUEDRAOGO

                                                                                                                                                     Stagiaire

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here