L’Institut de Recherche pour le Développement(IRD) en collaboration avec l’Institut français de Ouadougou a tenu son traditionnel débat dénommé  Maquis des Sciences, ce mercredi 22 juin 2016. « Valorisation des résultats de la recherche et de l’innovation à travers la formation professionnelle et les centres d’incubateur », c’était le sujet à l’ordre du jour de ce mois de juin.

Au Burkina Faso, dans tous les domaines scientifiques et technologiques, les chercheurs  cherchent et trouvent, et les innovateurs innovent. Ce qui fait que le pays regorge d’énormes résultats potentiels à mesure de booster son système de production national et lutter efficacement contre le chômage.

Ce pendant, on note un faible impact sur le développement du pays. Parmi ces freins qui peuvent expliquer cet état de fait, on peut note une sorte de blocage institutionnel et de personnes .Selon le Directeur général de l’Agence nationale de valorisation des résultats de la recherche (ANVAR), Dr Bréhima Diawara, il y a un manque de cadre de concertation entre les acteurs et organes de valorisation. « Il n’existe pas un dispositif formel entre les chercheurs, et les structures de valorisation, c’est le chercheur même qui va vers les structures pour avoir des financements pour la valorisation » déplore t-il.

Intégrer les sciences sociales : une nécessité pour réussir les transferts de technologies

Le transfert technologique est le processus par lequel le concepteur d’une technologie la met à la disposition d’un partenaire en vue de sa transformation en un produit, service ou procédé aux fins de son exploitation. Au Burkina Faso ce passage constitue une des préoccupations car nécessitant l’appui d’autres sciences sociales comme l’anthropologie, la sociologie, la communication etc.

Selon Ludovic Kibora,  Maître de recherche en anthropologie, Directeur de l’Institut des Sciences des Sociétés (INSS), aucun transfert de technologie ne peut se faire au préalable sans penser à une analyse des besoins afin de l’adapter. Ainsi, l’INSS intervient dans l’identification des besoins et l’organisation des curricula en termes de formation dans le but de savoir si ces technologies sont adaptées ou pas.

Pour Mahamadi Ilboudo, consultant indépendant « Afrique Impact ».La formation professionnelle vient comme une alternative pour vulgariser les résultats de la recherche .En effet elle permettra de mieux informer l’ensemble des acteurs sur les différents rôles dans le processus de la valorisation.

La communication  pour une meilleure valorisation

Pour mieux valoriser les résultats de recherche et d’innovation, l’implication de tous les acteurs est primordial. L’organisation des rencontres d’échanges ainsi que des séances de formation aussi bien au profit des acteurs notamment les chercheurs, les innovateurs et les hommes de médias sont à planifier.

Concernant la nouvelle politique de l’ANVAR, la concertation à travers l’approche participative est un des grands défis que l’agence s’attèle à relever.

Dans cette optique l’ANVAR, a présenté au cours de ce débat, son premier Bulletin trimestriel d’information « ANVAR info» au public. Il a pour objectif de contribuer à une meilleure diffusion des résultats de la recherche et des innovations au Burkina Faso.

Lala Kaboré/Dera

deralala28@yahoo.fr

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