Ma thèse en 180 secondes : une Burkinabè remporte le premier prix

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Généviève Zabré, du Burkina Faso, remporte la cinquième finale internationale du concours francophone de vulgarisation scientifique, qui s’est déroulée à l’Université de Lausanne (UNIL), en Suisse le 27 septembre. Cette compétition d’éloquence et de vulgarisation scientifique a été organisée par la Conférence universitaire de Suisse orientale (CUSO) et l’Université de Lausanne.

Comment empêcher les moutons d’émettre du méthane, gaz à effet de serre ? C’est le sujet de la recherche que Généviève Zabré, gagnante du premier prix, a présenté le 27 septembre à l’UNIL, devant un public plus qu’enthousiaste. La doctorante du Burkina Faso a remporté avec panache l’énorme défi de vulgariser en pile 180 secondes un travail réalisé sur plusieurs années… avec une seule diapositive non animée comme seul appui.

Un premier prix très vert

Généviève Zabré a rappelé à l’auditoire, non sans humour, qu’il est impossible d’empêcher les moutons d’émettre des rots. Son idée est d’introduire dans l’alimentation de ces ruminants des plantes médicinales, telles que l’acacia raddiana, qui permettent d’éliminer les bactéries productrices de méthane, situées dans la panse des ovins. Un procédé moins contraignant et plus écologique que de leur administrer des médicaments. Sa présentation, limpide et engagée, a fait son effet. C’est Nouria Hernandez, rectrice de l’UNIL, qui lui a remis le prix sous un tonnerre d’applaudissements. L’heureuse gagnante n’a pas caché son bonheur.

Le deuxième prix va au Français Philippe Le Bouteiller, également récompensé du prix du public, et sa présentation teintée d’humour sur l’imagerie sismique, tandis que le troisième prix est attribué à la Roumaine Veronica-Diana Hagi, qui a présenté sa thèse sur la biographie linguistique.

Les 15 autres candidats ont aussi efficacement défendu les couleurs de leur pays face à l’impitoyable chronomètre et au jury présidé par Micheline Calmy-Rey, ancienne présidente de la Confédération. Certains concurrents venaient de très loin, du Cameroun au Canada en passant par le Liban. D’autres étaient plus locaux, comme Pascale Deneulin, doctorante UNIL.

« Ma thèse en 180 secondes » est inspirée du concours australien « Three minute thesis » qui a eu lieu pour la première fois en 2008 dans l’Université du Queensland. Il a été importé dans le monde francophone par une association québécoise en 2012 et élargi depuis à plusieurs autres pays, dont la Suisse dès 2016. Ce concours aide à mettre en avant les jeunes chercheuses et chercheurs en attirant l’attention du public sur la recherche actuelle et à lui transmettre tout un pan de savoir.

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