La cellule genre de l’Association des journalistes du Burkina (AJB) a tenu, les 24 et 25 mai 2019 à Ouagadougou, un atelier de formation sur le rôle de la femme journaliste dans la lutte contre l’insécurité au Burkina Faso. Sous le parrainage du docteur Justine Couldiati, présidente de la plateforme des femmes G5 Sahel, cette formation aide la femme journaliste à se situer dans la lutte contre l’insécurité et le terrorisme et aura surtout donner des clefs aux particpantes pou mieux cerner la notion de terrorisme.

« Rôle de la femme dans la lutte contre l’insécurité au Burkina Faso ». C’est sous ce thème que la cellule féminine de l’AJB (Association des journalistes du Burkina) a été formée pendant deux jours au cours d’un atelier qui a réuni les femmes journalistes  membres de la cellule venues de Dédougou, de Bobo-Dioulasso et de Ouagadougou afin de se pencher sur la question.

L’objectif de cet atelier étant de  permettre aux participantes de bien cerner la complexité de la situation sécuritaire actuelle du Burkina Faso et d’échanger sur leur contribution dans la lutte contre l’insécurité et le terrorisme. Selon la marraine, Justine Couldiati, la femme est la mère de l’univers et est au centre de la prise des décisions. C’est pourquoi elle apprécie positivement  le thème aussi pertinent que d’actualité.  Elle a noté le fait que de nos jours,  la femme soit devenue  une actrice de l’extrémisme violent et cela a été signalé dans le Plateau central et dans d’autres localités du Burkina.

Dr Justine Couldiati, présidente de la plateforme des femmes G5 Sahel et marraine de l’activité

Pour elle, voir les femmes s’impliquer dans cette lutte est une chose à apprécié vue la vitesse à laquelle le fléau se propage.  A cela s’ajoute le nombre de victimes qu’il provoque chaque jour et vu la spécialisation et les engins très sophistiqués utilisés pour semer la terreur, détruire et déstabiliser le pays, quoi de plus normal que les journalistes surtout les femmes de ce domaine qui constituent l’arme centrale s’investissent dans cette lutte.

 « Je crois que c’est même une erreur de n’être pas plutôt passé par-là, parce que la première arme de la lutte contre l’extrémisme violent ou terrorisme ou encore l’insécurité, c’est l’information » ajoute-t-elle. « Pour moi, la première plateforme devrait être celle de l’information» dit-elle. L’’information au service du peuple, l’information contre l’extrémisme violent, l’information contre la désinformation, l’information pour lutter contre les discours haineux, l’information pour tirer l’attention des dirigeants contre la dangerosité de la malgouvernance.

La cellule genre de l’AJB s’engagent dans la lutte contre l’insécurité et le terrorisme

Tout en félicitant la cellule, Justine Couldiati  l’a assurée de son soutien pour que cette action puisse faire tâche d’huile et que l’information soit au centre de la lutte contre l’extrémisme violent. Car l’information est l’arme la plus redoutable pour chasser l’extrémisme violent et toute autre forme de radicalisation dans le monde, a-t-elle conclut.

Dr Zongo/Coulibaly Zenabo, formatrice à  cette session

Dr Zongo/Coulibaly Zenabo, formatrice à  cette session, est allée dans le même sens que la marraine. Elle a développé plusieurs aspects allant dans ce sens tout en donnant des enseignements sur le thème inaugural. Elle a commencé par la  définition de termes qui ont suscité des échanges.  Sur le concept de genre, elle a passé en revue les principes de bases du genre, la socialisation comme creuset des inégalités de genre, les fondements théoriques de l’approche genre et développement. Sa communication a donné les éléments de définition sur le terrorisme, de l’extrémisme violent et de la radicalisation. Les échanges ont porté principalement sur le rôle que peut jouer la femme journaliste dans la lutte contre l’insécurité au Burkina Faso.

Mariam Ouédraogo, responsable de la cellule féminine de l’AJB

Pour la responsable de la cellule féminine de l’AJB, Mariam Ouédraogo, cette formation a permis entre autres d’outiller les participantes afin qu’elles comprennent la nécessité de leur rôle dans la préservation de la paix. Le président de l’AJB, Guezouma Sanogo, a pour sa part exprimé sa satisfaction pour la tenue de cette formation.

                                                 Aminata GANSONRE

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