Lutte contre le terrorisme : la première région militaire dispose d’une unité d’intervention rapide

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Afin de contrecarrer les attaques terroristes qui sont légions dans la sous-région voire, à l’intérieur du pays, une section du Groupement des forces anti-terroriste(GFAT) a reçu durant 5 semaines une formation adaptée allant dans ce sens. La cérémonie marquant la fin de ladite formation a eu lieu dans la matinée du 9 septembre en présence de la hiérarchie militaire au camp Bila Zagré à quelques kilomètres de Ouagadougou.

 

« Le leadership, des techniques d’opérations telles que la prise de contact, la rupture de contact, l’embuscade et la réaction à une embuscade, les tirs dans différentes positions et sous stress, le raid, les engins explosifs improvisés… », ce sont autant de savoirs que des militaires stagiaires du Groupement des forces anti-terroriste(GFAT) ont acquis durant ces 5 semaines de formation.

Pour le chef d’Etat-major de l’armée de terre, le colonel major Raboyinga Kaboré, toutes ces compétences acquises rendront ces militaires aptes à remplir avec plus de compétence les fonctions dévolues aux combattants de première ligne. « L’objectif visé par La hiérarchie militaire c’est de disposer au sein des trois régions militaires une capacité de réaction rapide face à une attaque quelconque », a-t-il indiqué.

 

 colonel-major Raboyinga Kaboré: « Des dispositions seront prises pour maintenir dans la même unité les militaires concernés » 

 

La formation a été dispensée par les forces spéciales américaines. Toute chose qui traduit, selon le premier conseiller de l’ambassade des Etats-Unis, David Young, l’excellence de la coopération militaire entre les deux pays. Il a par ailleurs indiqué que la formation de ces militaires issus des garnisons de Kaya, Ouahigouya et de Dori est le premier niveau de la spécialisation de ces hommes dans la lutte contre un ennemi commun à savoir le terrorisme.

 

« L’avenir de la GFAT est très prometteur» a indiqué David Young avant de poursuivre que la concrétisation de cette formation est une vision partagée par son pays et le Burkina Faso. Conscient de la tâche qui les attend, le sous-lieutenant, Mamoudou Naon, représentant des stagiaires a rassuré la hiérarchie militaire de la bonne mise en pratique des compétences acquises.

 

Tout en remerciant l’ensemble des formateurs et le commandement militaire, il a souhaité qu’une telle initiative se perpétue. En rappel, l’effectif militaire ayant pris part à la formation était de 50 hommes. Cependant 4 ont été recalés pour des raisons diverses (Blessures, insuffisance de résultats au tir).

                                    Issa KARAMBIRI

                                                        


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