Au Burkina Faso tout comme dans plusieurs  pays africains, Le paludisme demeure un problème de santé publique. La situation actuelle du paludisme reste préoccupante et ce, malgré la mise en œuvre de  mesures préventives et curatives. Un nouveau partenariat entre l’Europe et l’Afrique permettra au Burkina Faso ainsi qu’au Mali, Niger, et au Gabon de disposer, dès début 2020, d’un médicament antipaludique de nouvelle génération.  

KAF156 ganaplacide et luméfantrine, c’est la nouvelle combinaison antipaludique à prise unique quotidienne qui sera bientôt disponible pour le traitement du paludisme. C’est du moins ce que révèle un communiqué émanent de MMV ( médécines for malaria venture) . Ce composé KAF156 a démontré qu’il avait le potentiel de traiter le paludisme résistant et pouvait être administré sous la forme d’une dose unique.

Les bénéficiaires de cette combinaison antipaludique sont le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Gabon.  Cette action est la résultante d’un partenariat entre l’Europe et ces pays en voie de développement pour les essais cliniques. Ainsi, ces quatre pays bénéficient d’un financement  de 10 millions d’euros sur cinq ans pour le projet « WANECAM 2 » (Réseau d’Afrique de l’Ouest pour les essais cliniques sur les médicaments antipaludiques),  pour lutter contre le paludisme.

Selon ledit communiqué, l’objectif de ce partenariat  est de faire progresser le développement d’une nouvelle thérapie antipaludique indispensable, tout en renforçant les capacités de développement d’essais cliniques dans des pays africains. Cette collaboration entre les chercheurs sur les médicaments antipaludiques d’Afrique et d’Europe est une initiative de dix établissements universitaires et d’une société pharmaceutique (Novartis).

La venue de cette nouvelle combinaison est appréciée positivement par le Professeur Abdoulaye Djimdé, chercheur principal, de L’Université des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako, et coordinateur du groupe WANECAM.  « Nous accueillons favorablement le soutien généreux de l’EDCTP et sommes reconnaissants de son engagement à long terme en faveur du développement clinique en Afrique et plus particulièrement de leur soutien à la recherche clinique dans les maladies sévères comme le paludisme » déclare t-il.

Le Dr. Michael Makanga, directeur exécutif de l’EDCTP, se dit  très heureux d’élargir la coalition d’organisations financées par l’EDCTP et ses partenaires pour développer une stratégie thérapeutique antipaludique. En impliquant le secteur privé et des partenariats de développement de produits à but non lucratif, ils pourront élargir leur réseau d’expertise. Il a par ailleurs avoué que «grâce à l’implication de tous les secteurs, des partenariats plus solides pourront être bâti afin de leur permettre  de vaincre le paludisme ».

La subvention accordée par l’EDCTP permettra de financer deux essais portant sur KAF156 en association avec une nouvelle formulation de luméfantrine. Le premier  essai de phase 2B en 3 cohortes concerne les enfants âgés de 6 mois à 12 ans, les plus jeunes présentant un risque plus élevé de décéder de la maladie. Le second essai de phase 3 concerne les  adultes et des enfants âgés de plus de 6 mois. Le recrutement en vue du premier essai devrait commencer en début 2020.

Source du communiqué : MMV ( médécines for malaria venture)

 

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