Lotissement : Plus de treize mille hectares sont concernés dans la seule ville de Ouagadougou

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Le ministre de l’urbanisme et de l’habitat, Maurice Dieudonné Bonanet a animé un point de presse, ce mardi 7 mai 2019. Les lotissements, l’apurement du passif, la promotion immobilière, les zones non loties sont autant de points qu’il a abordé au cours de cette rencontre avec les hommes et les femmes de média.

Le ministre de l’urbanisme et de l’habitat n’a pas dérogé à son devoir de redevabilité. Face aux journalistes ce 7 mai, Maurice Dieudonné Bonanet a fait un bilan des actions entreprises par son ministère sur des thématiques qu’il a jugé d’actualité. En ce qui concerne les lotissements, le ministre a annoncé quelques statistiques. En effet, selon lui, son département a lancé à son arrivée, soixante-quatre  opérations de lotissements dans les chefs-lieux de communes rurales.

« Aucune autorisation de lotir n’a été délivré à une société immobilière »

À ce jour, quarante ont été réalisées, et vingt-quatre  en cours d’achèvement. Pour Maurice Bonanet, ces lotissements ont été exceptionnellement autorisés pour des raisons de mise en œuvre de programmes prioritaires, compte-tenu du fait que les autorisations de lotissement avaient été suspendues depuis 2013. En dehors de ceux-ci et de ceux effectués dans le cadre du programme national de construction de lotissement (PNCL), de même que ceux effectués dans les communes abritant des sites aurifères, aucun autre lotissement n’a été réalisé. Le ministre s’est voulu ferme à ce sujet : « A ce jour, aucune autorisation de lotir n’a été délivré à une société de promotion immobilière ».

S’agissant de la promotion immobilière, M. Bonanet entend assainir ce milieu. À cet effet, il a annoncé, à partir du 14 mai, le contrôle de toutes les opérations des promoteurs immobiliers dans les communes rurales autour de Ouagadougou. Pour le ministre, « il y a des aspects positifs dans l’exercice de la promotion immobilière, mais le souci c’est que ces activités doivent être encadrées pour éviter qu’elles ne se déroulent de manière anarchique ». « Tous les comportements anarchiques recevront le traitement adéquat » a-t-il expliqué.

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Mon ministère n’a procédé à aucun déguerpissement dans aucune zone non lotie »

Le ministre de l’habitat s’est également prononcé sur la restructuration des zones non loties. Plus de treize mille hectares  sont concernés dans la seule ville de Ouagadougou. Selon ses dires, le processus de restructuration démarrera bientôt et se déroulera en sept  étapes. A ce propos, il est prévu d’établir des trames d’accueil dans les communes rurales autour de Ouagadougou pour les populations qui ne pourront tirer profit de cette restructuration. De plus, « nous avons prévu d’établir de grandes voies qui serviront non seulement à désenclaver ces zones mais qui, si elles sont bien aménagées pourront servir pour la construction d’immeubles de types HLM », a ajouté le ministre. A ce niveau aussi, M. Bonanet se montre catégorique. Son ministère « n’a procédé à aucun déguerpissement dans aucune zone non lotie »

«On ne pourra jamais donner une parcelle à chaque burkinabè, on ne pourra jamais produire 18 millions de parcelles ici »

Pour ce qui est du programme quarante mille logements lancés en 2017, le ministre de l’urbanisme a indiqué que plus de quatre mille logements ont été construits. Vingt-six mille autres, sortiront de terre dans le cadre de conventions signées avec des promoteurs immobiliers nationaux. Ce fut d’ailleurs le lieu pour lui de lancer ce message aux populations : « il faut également que progressivement dans l’esprit des burkinabè, on apprenne à vivre dans les logements collectifs, ce qu’on appelle HLM ; parce qu’il ne faut pas se faire d’illusions, on ne pourra jamais donner une parcelle à chaque burkinabè, on ne pourra jamais produire 18 millions de parcelles ici ».

Maurice Dieudonné Bonanet a terminé ce point de presse, par le bail d’habitation privée. Une vaste campagne de communication, de vulgarisation et de sensibilisation est prévue à partir de juin 2019 par son ministère sur les textes y relatifs.

Roseline Soma

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