Journée mondiale de la liberté de la presse : 5ème rang africain en matière de liberté de la presse

La  26ème journée mondiale de la liberté de la presse a été célébrée ce vendredi 3 mai 2019 à Ouagadougou sous le thème : médias et élections dans un contexte de crise sécuritaire  et communautaire au Burkina Faso.  Pilotée par le centre de presse Norbert Zongo, la cérémonie commémorative de ladite journée a été placée sous le parrainage de Mathias TANKOANO, président du conseil supérieur de la communication.

Le Burkina Faso occupe désormais le 36ème rang au plan mondial et le 5ème rang au plan africain en matière de liberté de la presse. C’est ce qu’indique le classement 2019 de l’ONG Reporter sans Frontière. Le pays des hommes intègres marque une évolution positive et significative en passant de la 41ème place en 2018 à la 36ème place en 2019. Ce classement, selon Boureima Ouédraogo, président du comité de pilotage du centre de presse Norbert Zongo, est la preuve que malgré les récriminations tous azimuts faites contre la presse, la presse burkinabè réussit avec peu de moyens à porter haut le flambeau du pays.

« Si rien n’est fait, le repli communautaire dans le vote, risque de prendre le dessus sur le vote programmatique »

Axant son intervention sur le thème : médias et élections dans un contexte de crise sécuritaire et communautaire au Burkina Faso, Mathias Tankoano, président du Conseil Supérieur de la Communication (CSC) et parrain de la journée, a invité les hommes et femmes de médias à mener des réflexions sur la couverture médiatique des élections dans les zones de déficit sécuritaire. Car indique-t-il, « c’est dans une synergie d’action de tous les acteurs du secteur de la communication et des pouvoirs publics, que nous pourrions faire efficacement face aux défis qui vont éventuellement être les nôtres dès l’année 2020 ». Mathias Tankoano a par ailleurs déclaré que le CSC engagera des campagnes de sensibilisation et de formation des acteurs des médias sur cette problématique en partenariat avec la CENI, l’organe en charge de l’organisation des élections au Burkina.

Le ministre chargé de la communication, Rémi Fulgance Dandjinou,

Pour sa part, le ministre chargé de la communication, Rémi Fulgance Dandjinou, note que malgré le rang qu’occupe le Burkina en matière de liberté de la presse, il y a des améliorations à faire dans le cadre de l’accompagnement pour que les entreprises de presse soient des entreprises viables. Il a également signifié qu’il y a un accompagnement à faire pour que le traitement de l’information dans le contexte sécuritaire puisse être plus  professionnel.

A l’occasion de cette cérémonie commémorative de la journée de la liberté de la presse, un rapport sur le suivi de l’étude sur médias et conflits intercommunautaires, produit par le Centre national de presse Norbert Zongo a été présenté aux acteurs de la presse. Ce rapport invite les hommes et femmes de médias à promouvoir des propos de paix et de tolérance pendant les temps de crise.

Au cours de cette cérémonie, le prix de la meilleure journaliste ainsi que le prix Norbert Zongo du journalisme d’investigation ont été lancé et les candidatures sont recevables jusqu’au 30 août 2019. Ces prix seront remis lors de la 8ème édition du festival international de la liberté de la presse prévu se dérouler du 25 au 28 septembre 2019.

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