Au pays d’Erdogan, les femmes se font assassiner… parce qu’elles sont femmes. Une situation qui empire d’année en année.

 

Après l’Amérique latine, les portes de l’Europe. La Turquie subit actuellement un meurtre de masse de femmes, alerte l’AFP. Dans ce pays où le sexisme s’immisce jusqu’à la tête de l’Etat, 328 Turques ont été assassinées en 2016, souvent par des hommes de leur entourage. Un chiffre en hausse constante ces dernières années et qui semble continuer sa terrible progression : rien que de janvier à mai, 173 victimes sont à recenser.

Epoux, petits amis, frères violents… Dans la plupart des cas, les coupables sont connus de tous et invoquent la légitime défense ou des circonstances atténuantes pour s’en sortir sans grands dommages. Résultat : de faibles peines et peu de plaintes. « Les punitions ne sont pas assez dissuasives« , estime le père d’une jeune femme tuée en 2012. Un avis partagé par les militants turques, qui rejettent également une partie de la faute sur la police. L’AFP évoque un rapport dans lequel des défenseurs de la cause des femmes regrettent le manque d’implication des officiers. Des plaintes sont même rejetées sous couvert de ne pas avoir le temps pour ces choses-là depuis le putsch de 2016.

La société turque subit également l’effet Erdogan. Dans un pays où le chef de l’Etat dénigre les femmes, difficile de faire comprendre aux hommes qu’ils n’ont pas de droits sur elles… surtout pas le droit de vie.
Une situation qui n’est pas sans rappeler le sort des Mexicaines ou des Argentines. Là-bas, les féminicides continuent de faire des centaines de victimes sans que les autorités ne s’en inquiètent vraiment. Il serait temps de réaliser la terrible réalité : le sexisme tu

 

Lors d’un discours, Recep Tayyip Erdogan, le président turc, a repositionné la femme dans la société. Selon le chef d’Etat, son rôle premier est la maternité.

 

 

Il n’y en aura « pas une de moins ». Une armée de femmes en colère a protesté, de Buenos Aires à Mexico contre les violences sexistes qui meurtrissent l’Amérique latine, après le meurtre d’une adolescente. Rébellion nécessaire, en images.

 

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