Les maris, premiers auteurs des violences basées sur le genre selon une étude

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 Les violences basées sur le genre touchent plus les femmes que les hommes. C’est ce que révèle une  étude exploratoire sur la prévention et l’élimination de la violence basée sur le genre au Burkina Faso, commanditée par l’ONG Trust Africa.

Les formes de violences que subissent les femmes sont le plus souvent verbales, physiques, économiques, sexuelles et psychologiques. Les violences physiques et celles sexuelles sont les formes les plus répandues avec un  impact sur l’intégrité des individus et des conséquences sur la santé. Il s’agit notamment de l’excision, des mariages forcés, des exclusions sociales, du lévirat, des difficultés d’accès à la terre pour les femmes et la polygamie.

Urbain Kiswend-Sida Yaméogo, directeur exécutif du centre d’information et de formation en matière de droits humains en Afrique (CIFDHA)

Violence basées sur le genre: La polygamie pointée du doit

Les violences basées sur le genre sont marquées par l’excision, les mariages forcés, les exclusions sociales, le lévirat, les difficultés d’accès à la terre pour les femmes et la polygamie.

Pire, il ressort de cette étude que les maris sont les premiers auteurs des violences basées sur le genre au sein des couples à travers des bastonnades, du harcèlement, des injures, des exclusions au sein des foyers et également de la répudiation. En ce qui concerne les personnes en situation de handicap, l’étude révèle que  la principale violence  est économique à travers la difficulté de trouver un emploi.

L’étude commanditée par Trust Africa a été réalisée dans  cinq régions du Burkina Faso à savoir  les régions des Cascades, du Centre Nord, du Nord, du Plateau central et des Hauts Bassins. Les résultats ont été présentés ce jeudi 21 novembre 2019 à Ouagadougou au cours d’un atelier.

Permettre aux différents acteurs de mieux orienter les actions

Pour Urbain Kiswend-Sida Yaméogo, directeur exécutif du centre d’information et de formation en matière de droits humains en Afrique (CIFDHA), il était important de faire cette étude exploratoire pour permettre aux différents acteurs intervenant dans ce domaine de mieux orienter les actions de prévention et de lutte contre ces violences.

Olivia Tchamba, chargé de programme de Trust Africa

Selon la chargé de programme de Trust Africa, Olivia Tchamba, les résultats de cette  étude serviront à définir des stratégies diplomatiques et de plaidoyer pour la mise en œuvre des projets des ONG et  partenaires techniques.

Trust Africa est une ONG  africaine qui s’évertue à créer les conditions d’une gouvernance démocratique et d’un développement équitable sur tout le continent. Elle travaille à renforcer les efforts de prévention et d’élimination de la violence basée sur le genre à travers un projet de deux ans au Sénégal, au Burkina Faso, et au Mali. C’est dans cette optique que cette étude a été réalisée pour déterminer la nature et la portée des violences basées sur le genre dans ces trois pays.

Mary SORGHO

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