Les femmes rurales interpellent le président du Faso sur ses promesses électorales

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A la faveur du festival ciné droit libre tenu du 10 au 17 décembre à Ouagadougou, les femmes rurales ont fait entendre leur voix en demandant au président du Faso, de respecter ses engagements.

 

« Rock Marc Christian Kaboré a promis de nous faciliter l’accès à la terre alors nous attendons la concrétisation de cette promesse », a souligné Korotoumou Garico la représentante des femmes rurales dans un message adressé aux autorités du Burkina Faso. Par ailleurs, pour elle, le respect de cet engagement n’est ni plus ni moins que l’application de la loi 034 qui stipule dans son article 75 que les autorités doivent accompagner les femmes et les jeunes dans l’accès au foncier.

Aussi, la représentante des femmes rurales a réclamé au gouvernement, des moyens de production car disent-elle,  sans ces moyens il est quasi impossible de produire suffisamment pour atteindre l’autosuffisance alimentaire.

 

Ces mêmes doléances ont été reprises par les jeunes agriculteurs. Ils ont, pour leur part, souhaité la sécurisation des terres afin qu’ils y aient accès. Aussi, ces jeunes ont désiré la mise en leur disposition d’un fonds de garanti. Toute chose qui, à les en croire facilitera leurs activités.

   Oxfam solidaire à la lutte des femmes 

Selon le responsable plaidoyer Issaka Ouandaogo, Oxfam veut que les autorités de ce pays de par leur acte facilitent l’accès aux crédits financiers aux femmes rurales pour qu’elles puissent travailler dans la production, la transformation et la commercialisation des produits locaux.

« Aujourd’hui plus de la moitié de la population burkinabè est majoritairement jeune et qui réside dans le milieu rural. Tout le monde s’accorde à dire que c’est le secteur agricole qui peut donner plus d’emploi aux jeunes. Pour ce faire, Il faut donc un secteur rural attractif mais aujourd’hui ce n’est pas le cas », a déploré Issaka Ouandaogo.

Consommer ce que nous produisons, une nécessité

Pour le responsable plaidoyer, il est constaté de plus en plus que les « agrobusinessmen » sont appelés pour venir développer le secteur agricole. Pourtant a-t-il indiqué, il faut que les petits producteurs aient accès aux terres pour nourrir d’abord leurs familles et ensuite mettre le surplus sur le marché.

Ainsi donc, il a interpellé les consommateurs à donner la priorité aux produits locaux. « Aujourd’hui les producteurs font des efforts pour produire en qualité et en quantité et nous consommateurs ne donnons pas la priorité à ces produits. Avec cette manière je ne pense pas qu’on puisse se développer. Il faut nécessairement consommer ce que nous produisons ».

Et madame Gariko de renchérir : « Nous attirons à travers ce message, l’attention du politique sur la consommation des produits locaux. Si on arrive à vendre les produits c’est certain que nous allons sortir de la pauvreté ».

                                                                                                            Issa KARAMBIRI

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