L’Association des Femmes de la Recherche Scientifique du Burkina (AFRSB) a commémoré en différé la journée internationale de la femme sous le thème : « participation de la femme à la gouvernance : état des lieux, défis et perspectives », ce jeudi 22 mars 2018 à l’Institut National des Sciences des Sociétés (INSS).

En hommage aux victimes de L’attentat du 02 mars 2018 et des autres attaques qu’a connues le Burkina Faso dernièrement, la célébration de la journée internationale de la femme s’est déroulée de manière sobre sur toute l’étendue du territoire. Ce 22 mars, l’Association des femmes de la recherche scientifique du Burkina (AFRSB), a tenu à  commémorer en différé cette journée.

Deux communications ont été inscrites à l’ordre du jour. : « Leadership, outils de valorisation des capacités professionnelles des hommes et des femmes’’, et  ‘’ Améliorer les relations parents-enfants’’.

Marie Thérèse Somé/ Arcens, vice-présidente de l’Association des femmes de la recherche scientifique du Burkina

 

Deux communications soigneusement choisies selon Marie Thérèse Somé/ Arcens, sociologue urbaine et Vice-Présidente de l’Association des femmes de la recherche pour permettre une participation harmonieuse des hommes et des femmes à cette célébration.

Le premier thème sur le leadership et l’insertion professionnelle développé par le formateur Philippe Diendéré, montre que la base du leadership est la définition de son identité pour savoir où est-ce qu’on va et pouvoir définir correctement les objectifs à atteindre.

 Un leader ne doit jamais se décourager nonobstant les difficultés.La conclusion à laquelle est parvenu le communicateur est que, chacun doit faire en sorte pour déployer son potentiel, le rendre utile pour soi-même et pour les autres.

Une conférence interactive dont l’élément fondamental selon le formateur Diendéré est de permettre une participation active et effective des participants, qui sont d’office des adultes.

Les femmes de la recherche scientifique ont pris part à cette célébration

La 2eme communication sur l’amélioration des relations parents-enfants, développée par le Dr Poussi Sawadogo, à travers d’exemples de vie concrets, invite  les uns et les autres à échanger autour de la relation parents et adolescents parce que l’adolescence est une période critique de la vie où l’enfant montre une certaine opposition par rapport aux attentes des parents.

C’est pourquoi, Poussi Sawadogo, laisse entendre qu’il faut beaucoup de compréhension, d’empathie, de communication, parce que l’enfant a besoin de se sentir aimé et de recevoir le bon exemple de ses parents.

Le Délégué Général du CNRST a souhaité que les femmes prennent plus de risque et d’engagement

 Il a voulu à travers cette communication donner un sens au mot RELATION dont chaque lettre a une indication précise. Le R représente les Règles car il n’y a pas de vie familiale sans règles. Le E c’est l’Empathie, il faut se mettre à la place de son enfant et chercher à le comprendre afin de pouvoir l’aider à grandir. Le L représente  le Leadership, il n’y a pas de croissance d’un enfant sans un leadership parental, il faut que les parents soient des  modèles. Le A c’est l’Amour, la valeur essentielle pour une famille.

Dr Poussi (Boubou vert) , formateur du jour a amené les participants à réfléchir sur les relations parents-enfants

Le T symbolise la Tolérance au regard des manquements que présenterons nos enfants pour qu’ils ne perdent pas la confiance en soi.  Le I c’est l’Initiative. Il faut permettre à l’enfant d’être autonome dans ses choix et être un assistant. Le O symbolise  l’Ouverture, avoir un esprit ouvert, regarder ce qui se passe autour de nous pour avoir de bons exemples et inspirer nos enfants. Le N c’est la Nouveauté, toute la relation doit concourir au changement.

Cette définition du mot relation est selon le communicateur, une manière de permettre aux parents d’être des soutiens pour leurs enfants et de pouvoir accompagner ces derniers dans la réalisation de leurs rêves.

Trouvant les communications très riches, la chercheure Marie Thérèse Somé, dira qu’à travers le thème du 8 mars, femmes et gouvernance, la femme chercheure doit contribuer au développement. « Nous n’étions que 5% de femmes chercheures et elles arrivent tardivement dans l’âge à des postes de décision contrairement aux hommes. Avec les jeunes qui arrivent, il y a des possibilités de leur faire entrer dans les postes de décision plus tôt que la génération passée. Mais pour cela, il faut un accompagnement de l’homme », a-t-elle fait savoir.

Louant cette initiative, le Délégué Général du CNRST, Dr Roger Nébié a souhaité qu’avec l’accroissement de l’effectif féminin dans la recherche scientifique, qu’il y ait  de la nouveauté et que les femmes soient plus organisées à l’issue de ces réflexions et prennent plus de risque et d’engagement.

Dr Jocelyne Vokouma, Chercheure au CNRST

 « Nous sommes 25% de femmes chercheures contrairement à l’effectif qu’on avait dans le temps. Le minimum ici c’est un master et le maximum c’est le doctorat, plus le grade qui s’y ajoute. Ici, à la recherche c’est par ce que tu es capable, l’attitude qui détermine l’altitude, le niveau que tu vas atteindre. C’est en faisant tes preuves que tu montes.», a confié Jocelyne Vokouma.

Initiative très encouragée par la chercheure Assanata Millogo, par ailleurs représentante du ministre de l’Enseignement supérieur de la Recherche scientifique et de l’Innovation, qui a invité ses sœurs chercheures à un engagement au quotidien et à une avancée visible dans la recherche pour relever les défis et contribuer efficacement dans le processus du développement.

                                                                                                                 Assétou MAIGA

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