En cette période hivernale, le paludisme continue de faire de nombreuses victimes. Si cette maladie, nonobstant les méthodes de lutte persiste, la population est en partie responsable. Le maintien des ordures ménagères et des « dépotoirs sauvages  » par la population est favorable à la prolifération des moustiques qui sont les vecteurs du paludisme.

 Il suffit  d’observer  les quartiers de la ville de Ouagadougou pour constater les ordures entassées devant les concessions ou dans les espaces vides qui constituent « des dépotoirs sauvages ». Dans la journée ou pendant la nuit, les enfants ou même des adultes déversent les ordures dans des lieux qui ne sont  pas indiqués. Avec cette saison pluvieuse, on sait que les ordures ont des odeurs nauséabondes et sont des nids de moustiques, donc  source de paludisme.  Ce qui fait de cette maladie la première cause de mortalité au Burkina Faso, surtout chez les enfants et se transmet par la piqûre de moustiques.

 

Des moustiques qui se reproduisent dans les ordures et dans les eaux usées que nous produisons. Selon le  ministère de la santé,  il ressort qu’entre 2013 et 2017, le nombre de cas de paludisme est passé de 8 millions 278 mille 463 à 11 millions  915 mille 816.

Les femmes étant les principales productrices d’ordures sont alors les premières concernées dans la gestion des ordures. Ce sont elles qui déversent  les déchets devant la cour ou encore profitent d’une grande pluie pour écouler leurs ordures. Ces dépôts empêchent l’écoulement des eaux usées et de ruissellement et ces endroits deviennent des lieux où pullulent les moustiques.

Selon les estimations de la direction de la propreté, Ouagadougou produit 300 000 tonnes d’ordures par an dont 800 tonnes par jour et 0,5kg d’ordures par chaque Ouagalais. Ces chiffres ne sont pas insignifiants quand on sait que les moustiques se développent énormément pendant l’hivernage, causant évidemment le paludisme.

C’est pourquoi, il est nécessaire pour les populations d’observer quelques règles d’hygiène de bonne gestion des ordures, pour éviter la prolifération des moustiques. Chacun peut bien disposer d’une poubelle devant sa cour et s’abonner à la pré-collecte pour le ramassage des ordures moyennant de la somme de mille francs CFA par mois. Cette somme est encore plus facile à gérer que lorsque l’enfant par exemple se retrouve hospitalisé. Nous devons être les premiers acteurs dans la préservation de notre santé et de celle de nos enfants.  La saison pluvieuse est bien critique sur le plan sanitaire, le paludisme en l’occurrence mais nous pouvons l’éviter en adoptant un comportement sain et responsable.

                                                                                                                                            Assétou Maiga

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