Dans le cadre de la campagne de communication « 100 jours pour convaincre les cibles de la santé de la reproduction et la planification familiale », les acteurs de ladite campagne sont mobilisés dans la province du Passoré pour faire passer le message.

C’est à Yako, chef lieu de la province du Passoré que le lancement de la campagne a eu le 23 juin dernier. Là-bas, il est à constater que les coutumiers, les religieux et même les élus locaux sont tous impliqués dans la promotion de la santé de la reproduction.

« Nous nous investissons beaucoup dans l’éducation des enfants avec une note particulière sur celle de la jeune fille », a expliqué le pasteur central des assemblées de Dieu, Étienne Salou. Pour lui, seule une meilleure éducation des enfants peut éviter les nombreuses conséquences qui sont liées à la non application des méthodes de la santé de la reproduction.

« Si nous arrivons à bien  éduquer et conseiller nos enfants, je crois fortement que l’on peut éviter de nombreux dégâts », a-t-il dit. Et de poursuivre  en disant : bien que les méthodes contraceptives soient comprises au niveau de l’église, la meilleure des méthodes reste l’abstinence. Une méthode qui ne comporte aucun risque.

« L’enfant est un don de Dieu. Dieu, lui-même étant créateur, Il est responsable de ce qu’Il a crée. Donc ce que Dieu nous donne, Il nous recommande d’en prendre soin comme Lui, Il prend soin de nous. Cela dit, nous devons éduquer, enseigner les enfants », a insisté le pasteur Etienne Salou.

Tout comme le pasteur de l’église des assemblées de Dieu, le vicaire de la paroisse St Jean-Marie, l’Abbé Benoît Sawadogo est on ne peut plus clair quant à l’utilisation des méthodes contraceptives.

« Par rapport à l’utilisation de ces méthodes, le choix de l’église catholique est  déjà fait. La méthode naturelle, c’est elle qui est adoptée par l’église », a-t-il confié.

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 Sensibiliser et encore sensibiliser

Pour l’abbé Sawadogo, cette méthode est 100% efficace et ne comporte aucun risque. Il a confié en outre que c’est par rapport à la dignité humaine que l’église a adopté cette méthode.

Comment l’église s’implique-t-elle dans la promotion de la santé de la reproduction ?  A cette question, le vicaire de la paroisse St-Jean-Marie a laissé entendre que l’église est prudente. De ce fait, elle ne fait que sensibiliser ses enfants.  Comme arme, il a indiqué que seule l’éducation peut être un remède à tous les maux constatés.

Quant à l’espacement des naissances, le vicaire a fait savoir que l’église est parfaitement d’accord pour cela. Cependant, il a affirmé que cet espacement est possible et souhaitable que par la méthode naturelle. «  Même si nous ne sommes pas catholiques, on peut bénéficier des bienfaits de la méthode naturelle », a-t-il dit.

Dans la dynamique de l’espacement des naissances, le 2ème adjoint au maire, Mahamadi Kindo, a déclaré qu’avoir beaucoup d’enfants est bien mais cela n’est plus nécessaire. Conscients des nombreuses difficultés d’avoir autant d’enfants avec moins de ressources pour s’en occuper, le maire dit s’investir dans la promotion de la planification familiale. Toute chose qui, selon aura un impact positif sur le niveau de vie des populations notamment des femmes. La communauté musulmane ainsi que les coutumiers s’inscrivent tous dans cet esprit.

                                                                                                          Issa KARAMBIRI

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