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« L’enseignement devra faire place à l’éducation », Déclaration de politique générale de Me Apollinaire Joachim Kyélem de Tambèla

Le chef du gouvernement burkinabè a dévoilé sa politique générale devant l’assemblée nationale de la transition ce samedi 19 novembre 2022 à Ouagadougou. La restauration de l’intégrité du territoire et la réforme du système éducatif sont les axes prioritaires d’action du gouvernement Apollinaire Kyélem de Tambèla.

Le système d’enseignement actuel est dépourvu d’éducation. C’est le constat du gouvernement burkinabè. Face aux députés, le premier ministre a déploré le fait que l’enseignant se contente de transmettre froidement des connaissances à l’élève « sans se soucier ni du contenu de l’enseignement, ni de la personnalité de l’élève, ni de ce qu’il pourrait faire de l’enseignement reçu ».

Et pour changer cette tendance, Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambèla à travers sa politique générale a suggéré le remplacement de l’enseignement par l’éducation. « L’enseignement devra faire place à l’éducation », a-t-il clamé.

Il a également recommandé d’adapter l’enseignement à la réalité de l’emploi. Cela consiste à introduire, à partir du cours moyen, une initiation à l’agriculture, à l’élevage, au tissage et à la cuisine. Cela implique également une initiation dès la classe de quatrième à la mécanique, à l’informatique, à la maçonnerie, à la menuiserie, à la couture, à la peinture, au théâtre, à la musique.

 « Celui qui quitte la classe de 3ème, s’il ne veut pas ou ne peut pas continuer au second cycle de l’enseignement général, puisse s’orienter dans la formation technique ou professionnelle de son choix, ou s’insérer avec succès dans la vie active », a ajouté Apollinaire Joachim Kyélem de Tambèla.

Dans le domaine de la santé, le gouvernement envisage limiter les évacuations sanitaires au frais de l’État tout en espérant les supprimer à la longue. De son point de vue, le système de santé n’évolue pas significativement parce que les dirigeants de ce pays n’en sont pas dépendants.

« Au moindre mal, ils savent qu’ils peuvent bénéficier d’une évacuation sanitaire. Ce qui crée un système de santé publique à double vitesse. L’un pour les pontifes de l’État, l’autre pour la plèbe », a déploré le premier ministre.

Comme mesure palliative à cette situation, il propose un système de santé auquel sera soumis toute la population.

« Quand tout le monde sera soumis au même système de santé, sans doute que des voies et moyens seront davantage explorés pour construire un système de santé performant pour tous », espère-t-il.

Pour ce qui est de la question sécuritaire, le chef du gouvernement entend faire de sa priorité le recouvrement de l’intégrité du territoire avec la sécurisation des populations.

Quant à la prise en charge des deux millions de déplacés internes que compte actuellement le Burkina Faso, le chef du gouvernement a annoncé une prise en charge matérielle et alimentaire à leur endroit.

 « Le Gouvernement veillera à la mise en place d’un plan de réponse et de soutien aux personnes vulnérables à l’insécurité alimentaire et à la malnutrition », a laissé entendre Apollinaire Joachim Kyélem de Tambèla.

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