Le rôle de la couche d’Ozone dans la protection du climat

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La couche d’ozone ou ozonosphère désigne la partie de la stratosphère contenant une quantité relativement importante d’ozone. Elle se forme et persiste entre 20 et 40 km d’altitude. Quel rôle joue-t-elle dans le changement climatique ? Comment protéger cette couche d’ozone ?

Selon son altitude, on considère l’ozone comme :

  • « bon ozone », quand il est présent dans la stratosphère car il nous protège des rayons UV-C (ultraviolet) et de leurs effets ;
  • « mauvais ozone », quand il se forme dans la troposphère (couche basse de l’atmosphère) : mauvais, car c’est celui que toutes les espèces animales, dont l’homme, sont amenées à inhaler et qui présente, selon sa concentration, une certaine toxicité.

Ce qui détruit la couche d’Ozone

Les composés chlorés tels que les chlorofluorocarbures (CFC), produits utilisés depuis les années 30 dans l’industrie et les produits de la vie quotidienne (les bombes aérosols, les systèmes réfrigérants, l’air conditionné, les solvants…) participent à la destruction de la couche d’ozone. D’autres gaz comme les oxydes d’azote émis par les voitures, les composés bromés et les composés halogénés contribuent également à la destruction de la couche d’ozone.

illustration de la couche d'ozone en 1985 et en 2019
Illustration de la couche d’ozone en 1985 et en 2019

La production des CFC est très importante. Pour les deux principaux, le trichlorofluorométhane (CFC 11) et le dichlorofluorométhane (R 21), la production est passée de 50 000 à 100 000 t au début des années 1960 jusqu’à 500 000 t en 1999. Cela représente une croissance de 5 à 6 % par an, soit pratiquement un doublement de la quantité tous les dix ans.

En 2006, l’ONU et les experts alertent sur le fait que la couche d’ozone se reconstitue moins vite que prévu, en raison probablement de l’utilisation persistante de gaz interdits, de type CFC. Toutefois, en 2014, un rapport de L’Union météorologique mondiale et du Programme des Nations unies pour l’environnement faisait état d’une stabilisation et même d’un début de résorption sous les latitudes moyennes de l’hémisphère Nord.

En juin 2016 une étude dirigée par Susan Salomon et publiée dans la revue « Science » concluait à une réduction du trou dans la couche d’ozone en Antarctique de plus de 4 millions km2 depuis 2000, soit environ la moitié de la superficie des États-Unis. Mais en 2018, l’ONU indique que la couche d’ozone est en voie de guérison. Néanmoins une étude publiée dans Science révèle que le rythme de réduction des émissions de CFC-11 s’est ralenti de 50% depuis 2012, traduisant une nouvelle production suspectée provenir d’industriels chinois de CFC-11 non déclarée à l’encontre du protocole de Montréal.

Les actions de protection de la couche d’ozone au Burkina Faso

La dégradation de la couche d’ozone engendre une augmentation des rayons ultraviolets qui provoquent plusieurs types de cancer de la peau chez l’homme dont le carcinome basocellulaire et le cancer épidermoïde. Ils sont aussi dangereux sur les yeux car ils peuvent provoquer des maladies oculaires tel que la cataracte et la photokératite. Les rayons (UV) affaiblissent la réponse du système immunitaire et provoquent aussi son altération.

Les rayons UV affectent également les plantes en réduisant la photosynthèse et peuvent altérer le temps de floraison de certaines espèces végétales. Les principales espèces de cultures qui sont particulièrement vulnérables à l’augmentation des UV sont : le blé, le riz, l’orge, l’avoine, le maïs, le soja, les pois, les tomates, les concombres, le chou-fleur, le brocoli et les carottes.

Au Burkina Faso, les actions menées ont contribué à l’élimination des Chlorofluorocarbones (CFC), jadis utilisés dans le domaine du froid et de la climatisation. Actuellement, le plan de gestion de l’élimination des hydrochlorofluorocarbones (HCFC) est en cours, avec l’élimination progressive du HCFC 22 (R22), largement utilisé comme réfrigérant dans la climatisation et le froid, mais aussi pour certains dans la lutte contre les incendies.

L’ensemble de ces actions importantes pour la protection et la restauration de la couche d’ozone et du climat, commande l’utilisation de réfrigérants ou fluide frigorigène ayant un potentiel de destruction de la couche d’ozone négligeable et un pouvoir de réchauffement climatique faible, voire nul.

Il s’agit, de contribuer au renforcement des capacités des acteurs du froid et de la climatisation, des douaniers, des services en charge de l’importation et de la commande publique, de sensibiliser la population sur l’adoption de bonnes pratiques en matière de gestion de ces substances.

Il faut contrôler l’émission des gaz à effet de serre

L’effet de serre est un phénomène d’échauffement de la surface de la Terre et des couches basses de l’atmosphère, dû au fait que certains gaz de l’atmosphère absorbent et renvoient une partie du rayonnement infrarouge émis par la Terre, ce dernier compensant le rayonnement solaire qu’elle absorbe elle-même.

L’augmentation incontrôlée de l’effet de serre pourrait provoquer une augmentation de la température du globe jusqu’à 10°C en moyenne d’ici à 2150 si rien n’est fait pour diminuer les rejets humains de gaz à effet de serre. Certaines actions sont nécessaires pour protéger la couche d’ozone. Il faut :

  • Ne pas acheter de produits contenant des CFC ;
  • Se débarrasser des réfrigérateurs fabriqués avant 1995 ;
  • Acheter du bois non traité au bromure de méthyle pour les constructions ;
  • Adapter la quantité d’engrais utilisée aux besoins des cultures ;
  • Utiliser moins souvent votre voiture (faire du covoiturage, prendre les transports publics, marcher, se déplacer en vélo) ;
  • Conduire une voiture hybride ou électrique;
  • Manger moins de viande…

Il était prévu d’éliminer les hydrochlorofluorocarbures, les principaux substituts des chlorofluorocarbures, d’ici à 2020 pour les pays industrialisés et 2040 pour les pays en voie de développement.

La synthèse de Davy YAMEOGO

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