Le fonio une céréale qui tient les maladies à distance

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Le fonio fait partie des espèces alimentaires négligées et sous-utilisées .Pourtant cette céréale joue un rôle crucial dans la lutte contre la faim et la sécurité alimentaire de millions d’êtres humains à travers le monde. A l’occasion de la journée mondiale du fonio,ce 27 juillet, nous invitons à découvrir ou à redécouvrir cette céréales aux multiples vertus.

Avec 8 % de protéines végétales, le fonio est bien pourvu en ce nutriment essentiel. « Mais son grand intérêt est qu’il apporte méthionine et cystéine : ces deux acides aminés soufrés essentiels participent à la synthèse protéique dans l’organisme, mais alors qu’ils sont souvent déficitaires dans les céréales et les légumineuses, le fonio présente l’avantage de les contenir tous les deux, explique Marie-Laure André, diététicienne-nutritionniste. Cette céréale a donc toute sa place dans le cadre d’une alimentation végétarienne et végétalienne pour apporter à l’organisme les acides aminés nécessaires pour assurer la construction et le renouvellement des muscles, des os, des cheveux et des ongles ».

Autre bonne nouvelle pour les personnes personnes intolérantes ou allergiques au gluten : le fonio en est totalement dépourvu, ce permet de profiter des bienfaits de cette céréale sans risque pour leur santé.

Il assure un bon transit intestinal et stoppe nos fringales

Son atout ? Sa richesse en fibres. Il n’en contient près de 4 g, soit davantage que le riz complet (2,3 g) ou les pâtes complètes (3,3 g). Une quantité qui permet à cette céréale de relancer en douceur les intestins paresseux : en absorbant l’eau contenue dans le tube digestif comme une éponge, ses fibres augmentent le volume des selles et stimulent les contractions de l’intestin. En 48 heures, la constipation n’est plus qu’un souvenir !

Ses fibres ont également pour avantage de nous caler vite et bien en gonflant dans l’estomac. Voilà qui réprime rapidement les envies de grignotage !

recette à base de fonio
Couscous de fonio

Il nous apporte du peps et dope nos cellules grises

« Cette céréale contient une belle quantité de glucides complexes (environ 85 %), source d’énergie longue durée. Elle est donc un plat de choix avant une compétition sportive ou un examen », précise Marie-Laure André.

Elle est également source de vitamines B1, B2 et B3 qui participent au bon fonctionnement du cerveau, à la production des globules rouges et à la transmission de l’influx nerveux.

Côté minéraux, elle n’est pas en reste : elle renferme du magnésium aux propriétés antifatigue et antistress ainsi que du fer, un minéral qui fait souvent défaut aux femmes (environ 25 % sont carencées selon l’Assurance Maladie – juin 2017) et dont le déficit entraîne une faiblesse généralisée.

C’est donc l’aliment à inscrire à votre menu pour retrouver votre vitalité physique et intellectuelle. Enfin, il est également source de calcium, un minéral indispensable tout au long de la vie, puisqu’il participe à la construction du squelette chez les enfants, préserve la densité osseuse à l’âge adulte et prévient l’ ostéoporose à l’âge mûr.

Il améliore nos défenses immunitaires

Pour passer au travers des affections, on mise sur cette céréale africaine. Elle renferme un cocktail de zinc, fer, manganèse et cuivre qui agissent en synergie pour stimuler la production de lymphocytes B et T : ceux-ci ont pour rôle de neutraliser et de détruire les bactéries, virus, microbes et autres agents pathogènes qui parviennent à pénétrer dans notre corps avant qu’ils ne provoquent la maladie. Adieu rhumes, angines et autres bronchites !

Il tient les maladies à distance

« Grâce à sa richesse en fibres et en nutriments antioxydants (cuivre, zinc, manganèse), cette céréale participe à la prévention des cancers aérodigestifs ( colorectal, pharynx, œsophage, estomac…) et diminue le risque de développer une maladie cardiovasculaire, infarctus en tête », indique notre expert.

Ses fibres ont également l’avantage de lutter contre le diabète de type 2 : en diminuant la vitesse de digestion des aliments, en particulier celle des glucides, elles abaissent la réponse glycémique du repas et, par ricochet, la sécrétion d’insuline, cette hormone pancréatique chargée de réguler le taux de glucose dans le sang.

Sources: Innovation, Environnement et Développement

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