« Le dossier Norbert Zongo ne dormira pas dans les tiroirs tant qu’il y aura la relève pour continuer la lutte », Bassolma Bazié

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Dans le cadre de la commémoration du 20ème anniversaire de l’assassinat de Norbert Zongo, le Collectif des Organisations Démocratiques de Masse et de Parti Politique et la Coalition nationale Contre la Vie Chère ont exposé des photos, des journaux qui ont trait à la vie et à l’assassinat du journaliste et de ses compagnons, le 10 décembre 2018 à Ouagadougou.

L’objectif de ce vernissage selon Bassolma Bazié, a plusieurs intérêts. Il consiste à démontrer à la face du monde que tous ceux qui sont assoiffés de justice vont continuer le combat pour la manifestation de la vérité.  «  La nuit a beau duré, tôt ou tard, le jour viendra. Donc c’est un appel lancé à toutes ces gens qui ont mûri ce malin espoir qu’il n’aura ni vérité ni justice », a-t-il expliqué.

Pour lui,  Norbait Zongo  tenait un bic qui troublait le sommeil de plusieurs personnes notamment celles qui n’avaient pas une vie correcte en conformité avec les articulations du peuple. Concernant le vernissage, il a fait savoir que c’est une grosse arme car Norbert Zongo n’avait pas de Kalachnikov, ni de grenade, ni d’artillerie mais déstabilisait tout un système.

Quant aux photos exposées, ce sont l’œuvre d’anciens camarades du journaliste. « Quand vous voyez des dos de burkinabé pratiquement raclés par des flammes  impactées par d’autres burkinabés, conduits par des hommes qui étaient sur des fauteuils et entrain de répondre devant la justice, vous comprendrez que la lumière jaillira un jour », a dit le syndicaliste Bassolma .

Un autre intérêt de ce vernissage à en croire Bassolma Bazié, c’est de permettre à la jeune génération de savoir qu’il y’a eu des gens qui ont tenu le flambeau. « Ceux qui sont sur le front aujourd’hui doivent comprendre que le fardeau se trouvant sur les épaules en terme de teneur, d’intégrité, de liberté et  de dignité défendu par les devanciers ne doit pousser les uns et les autres à ne pas trahir l’engagement », a-t-il rappelé.

Il a par ailleurs interpellé l’ensemble du peuple à savoir que la liberté  s’acquiert  et ne se donne pas. Pour cela, a poursuivi le syndicaliste, il faut se battre pour l’avoir.  «  Norbert Zongo a su se battre en se sacrifiant. Tous ceux qui tiennent des stylos, des micros, des bouquets, qui parlent à la radio au nom de liberté d’expression doivent comprendre que cette liberté a été arrachée de hautes luttes », a rappelé le secrétaire général de CGTB.

Quant à la manifestation de la vérité, il a dit l’endroit des dirigeants actuels que c’est une question de volonté politique. «  Aujourd’hui François  Compaoré  depuis la France, n’a pas un sommeil assez tranquille. C’est une question de volonté politique afin qu’il y’ ait la vérité politique ».

Cette exposition débutée le 10 décembre prendra fin le 3 janvier 2019. Elle permettra aussi, selon les propos de Bassolma Bazié, à la jeune  génération de s’imprégner de l’histoire de leur pays pour qu’elle comprenne que quelque soit le temps, ces traces resteront afin que chacun puisse répondre  devant l’histoire et devant ces actes.

                                                                             Téné Bénédicte OUEDRAOGO

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