L’accès aux crédits des femmes, cet autre grand challenge de Laurence Ilboudo

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En prélude à la commémoration de la 162 ème journée de la femme qui se tiendra à Koupéla, le ministre en charge de la femme et sa délégation sont allés rendre visite aux femmes du centre d’inclusion féminin en entrepreneuriat agricole (CIFEA) à Tenkodogo dans l’après-midi du jeudi 7 mars 2019. Laurence Ilboudo  a ainsi pu échanger avec elles sur les difficultés qu’elles rencontrent dans la fabrication et l’écoulement de leur produits exclusivement locaux.

Elles sont nombreuses ces femmes qui œuvrent dans la production et la transformation des produits locaux dans la région du centre Est. Qu’elles soient regroupées au sein d’une association ou seules, leurs difficultés sont pratiquement les mêmes : problèmes d’écoulement, manque de matériels pour conserver les produits, problème d’emballage, etc.

« On encourage la ministre à continuer de venir nous visiter. Elle était là l’année passée et nous avons exposé nos produits. C’est suite cela que j’ai constaté un progrès dans mon entreprise.  Je souhaite qu’elle continue à nous soutenir », a soutenu la porte-parole des femmes, Gisèle Compaoré. Elle a par ailleurs sollicité un accompagnement par rapport à l’accès aux sources de financement. « Les prêts qu’on nous donne sont à un taux d’intérêt élevé. On souhaiterait avoir des prêts avantageux et sans garanti pour acquérir des équipements. Quand on n’a pas les moyens pour s’équiper tu ne peux même livrer une grosse commande à temps. Les femmes se battent nuit et jour mais le matériel de production fait défaut. La transformation a besoin de plus d’équipement de qualité et de plus de formation ».

En réponse aux préoccupations des femmes, Laurence Ilboudo, a affirmé que le ministère mettra tout en œuvre pour aider ces femmes à accéder au financement. « Nous avons des partenaires financiers avec qui nous allons proposer un dossier. Vous savez que le président du Faso avait demandé qu’on mette un fonds de garantie pour permettre aux institutions de pouvoir financer les femmes. Si nous avons un fonds de garanti qui puisse permettre aux femmes d’avoir des projets éligibles, l’étape suivante c’est l’accompagnement financier et l’accompagnement au niveau de l’écoulement des productions ».

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