Le Secrétariat permanent du Plan National du Développement Économique et Social (PNDES) a initié un atelier de partage d’information avec les journalistes du 19 au 21 décembre à Koudougou. Cet échange avec les hommes de média  s’est déroulé autour de la stratégie de communication dudit plan,  de sa mise en œuvre et  de ses acquis. 

Pour une mise en œuvre réussie du PNDES, il est sans doute clair que la communication tient une place capitale. Les premiers responsables du programme en sont bien conscients. Ainsi, une stratégie de communication qui est d’ailleurs un instrument important de la mise en œuvre du PNDES est mis en place.

Selon le chargé de communication du plan, Ardjouma Fayama, la stratégie de communication s’inscrit dans le cadre global du renforcement de la visibilité et de l’appropriation du PNDES par l’ensemble des acteurs du développement économique et social.

« Elle permet d’organiser et de mieux coordonner les actions de communications sur le PNDES afin de rendre compte des résultats enregistrés dans la mise en œuvre du Plan », a-t-il signifié.

Le diagnostic communicationnel à en croire Ardjouma Fayama, a permis d’identifier beaucoup de problèmes de communication de divers ordres et à différents niveaux.

L’analyse des résultats du diagnostic posé a clairement identifié les défis majeurs de communication à relever notamment l’amélioration du niveau de connaissance et d’appropriation du PNDES et du SP/PNDES par les acteurs.

« Il faut assurer la visibilité des actions par l’amélioration du contenu et du style de communication sur le PNDES, utiliser les moyens et outils appropriés aux actions de communication sur le PNDES, renforcer les actions de communication liées à l’adhésion des acteurs au PNDES et initier des actions de communication portant sur la capitalisation des résultats du PNDES en termes d’effets et d’impacts », a relevé le chargé de communication.

Pendant la rencontre, les journalistes ont reproché que le secrétariat du PNDES communique moins  sur les actions du Plan.  Un reproche auquel le secrétaire permanent du PNDES, Alain Siri n’a pas manqué de répondre.

Il a confié que  désormais la structure dont il a la charge dispose d’une stratégie de communication qui permettra aux journalistes de disposer de toutes les informations dont ils auront besoins afin d’éclairer l’opinion publiques les différentes réalisations du PNDES.

Avec un budget ambitieux estimé à 1 milliard 99 millions 50 mille  FCFA  sur trois ans, la mise en œuvre réussie de la stratégie de communication du PNDES demande la conjugaison des efforts de tous les acteurs identifiés et de la disponibilité effective des ressources financières promises par l’Etat et ses partenaires techniques et financiers.

Les trois défis majeurs du PNDES

A cette rencontre d’échange, les journalistes ont découvert les défis auxquels le Plan National du Développement Economique et Social est confronté. Selon le chef de département Transformation de l’Economie, Lambert Zongo, le programme fait face à trois difficultés majeures principalement celle de la bonne gouvernance, de l’amélioration et de la qualité des institutions, de la disponibilité et de l’employabilité des ressources humaines adaptées aux besoins de transformation structurelle  de l’économie nationale.

Le PNDES est également confronté au problème de développement des bases productives, de la compétitive des secteurs de production et de transformation des produits nationaux.

Ces défis à en croire le Lambert Zongo n’empêche pas le PNDES d’atteindre ses objectifs visés.  Il a rappelé que le Plan est orienté autour de trois axes stratégiques à savoir la reformulation des institutions et la modernisation de l’administration, le développement du capital humain  et la dynamisation des secteurs porteurs pour l’économie et les emplois.

15 milliards 395 millions 400 milles FCFA, coût total du PNDES

Le chef de département Transformation de l’Économie, Lambert Zongo, a, au cours de la rencontre indiqué  que le coût total pour la mise en œuvre du PNDES est estimé à 15 milliards 395 millions 400 milles FCFA.

Ce montant a-t-il poursuivi pouvait être financé sur ressources propres de l’Etat à hauteur de 9 milliards 825 millions 200 milles F CFA soit 63, 8% du coût total. Il se dégagé ainsi, un besoin de financement de 5 milliards 570 millions 200 millions soit 36,2% du coût total.

Des échanges ont permis aux hommes de média de comprendre le fonctionnement du référentiel national ainsi que ses différents acquis et réalisations.

                                                                                                          Issa KARAMBIRI

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