« La fédération des boulangers ne peut à elle seule décider de l’augmentation du prix du pain » , Abdoulaye Tall , ministre du commerce

Le ministre en charge du commerce Abdoulaye Tall a animé une conférence de presse sur la question de la probable augmentation du prix du pain. Cet échange avec les hommes et femmes de médias s’est déroulé ce jeudi 28 avril 2022 à Ouagadougou.

 Le 30 novembre 2021, la fédération burkinabè des boulangers avait annoncé une hausse des prix et elle avait saisi le ministère par demande conformément à la procédure.

Le cadre tripartite a mis en place un comité technique dénommé observatoire. L’observatoire, chargé de passer en revue la structure du prix des produits et de vérifier si l’augmentation de prix demandée est fondé, avait rejeté ladite demande parce qu’il estimait qu’elle ne l’était pas.

Ce 27 avril encore, la fédération burkinabè des patrons de boulangeries, pâtisseries et confiseries souhaitent faire passer le prix de la baguette de pain de 200g, de 150 F CFA à 200 F CFA, au regard de la hausse des prix des matières premières. Cependant, le gouvernement considère que cette décision incombe à un comité représentatif de la nation burkinabè, habilité à le faire et ce, après une large concertation en toute transparence.

« Ni le ministre, ni la fédération des boulangers, ni un autre acteur ne peut à lui seul décider de l’augmentation quelconque du prix du pain et l’imposer aux autres», a confié Abdoulaye Tall, ministre en charge du commerce.

Les consommateurs interviennent dans la décision de l’augmentation des produits de grande consommation d’où leur implication.

« Les consommateurs sont représentés dans le comité. Donc, s’il y a augmentation, ce serait une augmentation avisée par les consommateurs, acceptée par ces derniers et par toutes les parties prenantes », a confié Abdoulaye Tall.

Des concertations ont déjà été menées sur la décision de l’augmentation du prix du pain. A ce titre, un rapport a été élaboré et soumis pour discussion au niveau de tous les acteurs afin de convenir d’une date pour une autre rencontre.  « Le comité va se réunir et il va décider », a indiqué le ministre.

En rappel, le cadre de concertation tripartite comprend 5 membres du gouvernement, la chambre de commerce et d’industrie du Burkina, des organisations professionnelles, des opérateurs économiques, des syndicats et la société civile.

https://queenmafa.net/wp-content/uploads/2018/04/Bannie%CC%80re-QUEEN_1000x150px.jpg

Laissez votre commentaire ici !