La COVID-19 a amplifié les violences basées sur le genre en Afrique Subsaharienne

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Amnesty International a rendu public ce 7 avril 2021, son rapport de l’année écoulée. Ce Rapport de 2020 porte sur la situation des droits humains et couvre 35 pays d’Afrique subsaharienne. Ledit rapport révèle une augmentation du nombre de cas de violences basées sur le genre.

Le rapport attire l’attention sur la nette augmentation du nombre de cas de violence domestique liée au genre et sur le fait que, pour de nombreuses femmes, les obstacles à l’accès à une protection et à une aide se sont accrus à cause des restrictions du droit de circuler librement.

Ainsi, en Afrique du Sud, des informations communiquées en juin indiquaient que le nombre cumulé de femmes tuées par leur partenaire intime et d’enfants tués pas le partenaire de leur mère s’élevait à 21.  Au Nigeria, plus de 3 600 viols ont été enregistrés pendant le confinement décrété pour faire face à la pandémie de COVID-19. En République centrafricaine, l’ONU a recensé 60 cas de violences sexuelles liées au conflit, telles que des viols, des mariages forcés et des situations d’esclavage sexuel, entre juin et octobre.

Le Rapport montre également que les populations qui étaient déjà les plus marginalisées, notamment les femmes et les personnes réfugiées, sont celles qui ont été le plus durement frappées par la pandémie, en raison des politiques discriminatoires décidées par les dirigeants de la région.

Le rapport d’Amnesty International dévoile qu’en raison des inégalités déjà existantes, les populations marginalisées, les personnes réfugiées, les personnes âgées, les femmes et le personnel de santé ont été touchés de manière disproportionnée par la pandémie, et que la violence liée au genre a exacerbé cette situation.

 

Ce Rapport de 2020 fait aussi état de nombreuses victoires importantes remportées en 2020, auxquelles ont contribué les militants des droits humains. Une nouvelle loi a par exemple été adoptée au Soudan pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles. Après un travail de campagne mené pendant des années par Amnesty International et d’autres organisations, la Sierra Leone a quant à elle annulé une interdiction faite aux jeunes filles enceintes de poursuivre leur scolarité et de passer des examens.

Source : amnesty.org

 

 

 

 

 

 

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