Les pays d’Afrique francophone s’activent à rendre opérationnelles, les couvertures sanitaires universelles. D’où la conduite d’un projet recherche Muskoka II « couverture universelle en santé en Afrique francophone ».Un projet qui mobilise les experts depuis 2014.

« On avait commencé en décembre 2014 par présenter l’idée de la recherche. 35 experts de l’Afrique francophone de 11 pays ont été invité à Rabat au Maroc afin de discuter sur la question de l’utilisation, de la connaissance des couvertures sanitaires universelles dans les pays francophones », a indiqué El Houcine Akhnif, membre de l’équipe de recherche de l’Institut de médecine tropicale(IMT).

Il a par ailleurs fait savoir que la première phase de l’étude a permis de dresser une cartographie des régimes de financement de la santé (RFS) au niveau national. Cette cartographie a révélé, selon les propos du scientifique, une grande complexité du financement de la santé dans les pays d’Afrique Francophone, en particulier sa fragmentation en un grand nombre de régimes de financement, soit une moyenne de 23 par pays.

Partant sur la base de la diversité des régimes de financement de la santé, dans la deuxième phase de l’étude, il s’est agi de voir si l’ensemble des acteurs impliqués dans la couverture sanitaire universelle constitue un système apprenant.

Les résultats obtenus à travers cette deuxième phase permettent de souligner les défis qui se posent au système de couverture de sanitaire universelle du Burkina Faso en terme de capacité à traiter l’information jusqu’à l’étape de changement de comportement.

Au cours d’un atelier organisé par le ministère en charge de la Santé et le ‘corp group ‘ du hub national des communautés de pratique, tenu le 16 juin dernier à Ouagadougou, les résultats pays de la seconde phase de l’étude Muskoka ont été restitués. Ce qui permet le démarrage de la 3ème phase de ladite étude avec beaucoup d’éléments d’analyses.

Comme véritable difficulté pour la réalisation de l’étude, El Houcine Akhnif a fait savoir que le concept est très récent. Il faut donc se donner suffisamment de temps pour que les gens puissent se l’approprier. « Les différentes rencontres que nous tenons sont perçues entre autres comme des outils d’appropriation », a-t-il déclaré.

L’atelier a regroupé tous les experts impliqués dans le développement de la CSU au Burkina Faso et qui sont bien informés sur le processus au plan national.

                                                                                                         

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