Dans un nouveau rapport publié sur lasituation mondiale des pêches et de l’aquaculture, le Fonds des Nations Unies pour l’Alimenation (FAO) a indiqué que la consommation mondiale de poisson par habitant a dépassé les 20 kilos par an. Cela s’expliquerait par un approvisionnement aquacole plus important, à des captures record pour certaines des principales espèces et une réduction du gaspillage.

L’on se rappelle qu’en 2014, la production mondiale de la pêche de capture s’élevait à 93,4 millions de tonne. Cette production comprenait notamment les prises issues de la pêche continentale, légèrement en hausse ces deux dernières années.

Les prises record à cette époque concernaient quatre groupes de grande valeur, à savoir les thons, les homards, les crevettes et les céphalopodes.

Dans la même année il y avait environ 4,6 millions de navires de pêche dans le monde, dont 90% étaient situés en Asie et en Afrique, et seuls 64 000 d’entre eux mesuraient 24 mètres ou plus.

Les produits issus de la pêche ont représenté 1% du commerce mondial de marchandises en termes de valeur et plus de 9% du total des exportations agricoles..

Eu égard à toutes ces opportunités qu’offre l’aquaculture, le directeur général de la FAO, José Graziano Da Silva a souligné : « La vie aquatique, que les Objectifs de développement durable nous engagent à préserver, est un allié capital permettant de relever une série de défis, en partant de la sécurité alimentaire jusqu’au changement climatique».

Et d’ajouter : « Ce rapport démontre que la pêche de capture peut être gérée de manière durable et souligne que l’énorme potentiel de l’aquaculture est capable d’améliorer l’alimentation humaine et de soutenir les moyens d’existence avec des emplois productifs».

La chine, la maîtresse de l’aquaculture

Le rapport indique que si la chine reste de loin le premier pays à pratiquer l’aquaculture, le phénomène se répand ailleurs. Au Nigeria par exemple, la production aquacole est 20 fois plus importante que les deux décennies. Du coup, l’ensemble de l’Afrique Subsaharienne semble suivre ce rythme.

Le Chili et l’Indonésie ont également enregistré une croissance remarquable, tout comme la Norvège et le Vietnam, à présent numéro 2 mondial et numéro 3 en termes d’exportations de poisson.

Les atouts et les contraintes de l’aquaculture ont également un impact sur le type de poissons que nous consommons.

Le rapport indique qu’en termes de valeur au sein du commerce international, le saumon et la truite sont à présent les principaux produits exportés. Pourtant, depuis quelques décennies, l’honneur était réservé qu’aux crevettes.

Selon le rapport, les chaînes d’approvisionnement et les autres améliorations ont également contribué à l’augmentation de la production mondiale de poissons destinés à la consommation humaine qui atteint les 87% ou les 146 millions de tonnes en 2016. Un chiffre en hausse par rapport aux 85% et aux 136 millions de tonnes de 2014.

Le secteur de la transformation des produits de la pêche, en plein essor, offre également des opportunités d’améliorer la durabilité de la chaîne d’approvisionnement des poissons grâce à une quantité de produits dérivés à fort potentiel et de nombreuses possibilités d’utilisation.

Cela va de la farine de poisson pour l’aquaculture à la production de collagène pour l’industrie cosmétique, en passant par les petites arêtes de poisson que les humains peuvent consommer sous forme d’apéritifs.

                                                                                     Issa KARAMBIRI

Laissez votre commentaire ici !