La budgétisation sensible au genre: une question de justice sociale selon Paul Thiéba

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Le Conseil national pour la Promotion du Genre (CONAP/GENRE) a tenu sa session annuelle le jeudi 15 novembre 2018 à Ouagadougou. Les membres du conseil ont réfléchi sur les stratégies à mettre en œuvre pour accélérer la processus de budgétisation sensible au genre.

Selon la secrétaire permanente du CONAP /GENRE, Assétou Sawadogo Kaboré, une réflexion mûrie permettrait le basculement vers la budgétisation sensible au genre qui a commencé avec 6 ministères pilotes que sont : le ministère de la Femme, le ministère de l’Économie et des Finances, le ministère de l’Éducation, le ministère de la Santé ainsi que les ministères de l’Agriculture et de l’Eau ».


La budgétisation constitue un instrument de lutte contre les inégalités entre les sexes. D’où l’importance de l’implémenter pour les autres ministères, directions et institutions publiques.
Pour le Premier ministre Paul Kaba Thiéba, le gouvernement burkinabé a pris le leadership en l’implémentation de la politique de la budgétisation sensible au genre. Ainsi a-t-il annoncé, qu’ après les 6 ministères pilotes, la politique de la budgétisation sensible au genre s’étendra à 16 autres ministères l’année prochaine afin de finaliser cette politique.


«Le Burkina Faso est résolument déterminé à faire en sorte que la question du genre soit une question transversale non seulement l’apanage du seul ministère de la Femme»,a-t-il signifier.
Le genderbudgeting ou la budgétisation sensible au genre prend processus depuis l’élaboration du budget jusqu’à son exécution ainsi que dans le processus d’évaluation du budget en veillant à faire en sorte que l’égalité de droit des femmes, des enfants soit préservée.

 

« On ne peut pas développer le Burkina Faso en laissant de côté la moitié de la population constituée de femmes »

Paul Kaba Thiéba

« Le budget est l’expression de la volonté politique du gouvernement et quand vous regardez le budget d’un pays, vous voyez également le choix, les priorités que le gouvernement se donne pour développer le pays», a ajouté le chef du gouvernement ». Et de signifier que son gouvernement est convaincu qu’on ne peut pas développer le Burkina Faso en laissant de côté la moitié de la population constituée de femmes. « Ces dernières doivent bénéficier des mêmes droits que les hommes et doivent avoir accès à l’éducation, aux postes de responsabilité dans les mêmes conditions que les hommes, ce qui pourra augmenter notre richesse national et augmenter aussi ce que l’on pourra appeler la société de capital et du travail qui est très important et c’est pourquoi nous mettons autant d’engagement dans cette question du genre qui est une question économique, de civilisation et un enjeux pour l’avenir de notre pays », a-t-il conclu..

Téné Bénédicte OUEDRAOGO

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