Journée Nationale de la liberté de la Presse: non à l’apologie du terrorisme par la surmédiatisation.

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Dans le cadre de la commémoration de la 20ème  journée nationale de la liberté de  la presse, le comité de pilotage du centre national de presse Norbert Zongo (CNP-NZ) a organisé un panel-débats autour du thème : « Terrorisme et accès à l’information ».

Le Burkina Faso est confronté depuis quelques années à des attaques terroristes répétées et qui ne laissent personne indifférente. En effet, depuis le 16janvier  2016, date de la première attaque terroriste, ces attaques ne sont que légions.

Les journalistes qui sont habitués jusqu’à lors à traiter de l’information paisible, sont obligés de revoir leurs techniques d’écritures afin de ne pas donner du poids et la force à ces « sans la loi, » d’où le présent thème  de cette 20ème célébration de la journée nationale de la presse : « Terrorisme et accès à l’information ».

Ce panel-débat organisé autour de spécialistes en la matière était le bienvenu en à croire les différents participants. Charles Tiendrébéogo journaliste à la radio Burkina a reconnu la nécessité de pareilles formations ou conférences qui remettent en cause par rapport à certaines certitudes qu’ils ont.

 « Le terrain du terrorisme est bien nouveau au Burkina Faso et on a tous été surpris par l’avènement. On est rentré dedans. Mais on ne doit pas tomber dans les pièges de certaines publications que nous voyons souvent qui sont une désinformation participant même à augmenter la psychose », a dit Charles Tiendrébéogo.

Docteur Danielle Bougairé a, quant à elle,  relevé que la plus part des genres rédactionnels sont surtout des genres informatifs c’est-à-dire que le journaliste ne se jette pas tout de suite dans un commentaire où il peut prendre position.

« Le journaliste prend du recul en faisant des comptes rendus fidèles à ce qu’il a vu en faisant des reportages et encore à ce qu’il a vu et en prenant des témoins. Ce qui constitue le plat central et je me réjouie vraiment de cette sensation que le journaliste prend », a-t-elle fait savoir.

Cependant, Danielle Bougairé a déploré que dans ce genre de situation, les journalistes ont tendance à faire des reportages et des directs alors que les aléas du direct doivent les pousser à faire très attention.

« Le choix des mots utilisés, le choix de l’angle d’attaque doivent être pris en compte afin d’éviter de donner des informations sans valeur, sans contenu, qui peuvent  être sources d’angoisse ou de psychose de la population qui les suit », a indiqué l’ancienne directrice de la RTB.

Et de poursuivre que  Les journalistes doivent faire très attention au reportage, un des genres qu’ils pratiquent sur le terrain et doivent éviter de  faire l’apologie du terrorisme par la sur médiatisation.

Le président du Tocsin, Harouna Sawadogo abondant dans le même sens que Danielle Bougairé a invité les journalistes à bien traiter l’information en évitant de faire l’apologie des terroristes. « Eviter de couvrir les enterrements des victimes à travers des images dans la presse ou à la télévision », a-t-il dit.

Harouna Sawadogo a par ailleurs souhaité que les journalistes soient bien formés dans le domaine des guerres à l’instar de leurs confrères Afghanistan et soient dotés de matériels de protection. Cependant, il a déploré le fait que les réseaux sociaux prennent le dessus  sur les journalistes. « Ce ne sont pas de professionnels qui diffusent l’information », a-t-il regretté.

                                                                                   Téné Bénédicte OUEDRAOGO

                                                                                                                  Stagiaire

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