Journée mondiale sans tabac : Le cri de cœur de ministre de la Santé

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A l’occasion de la Journée  mondiale sans Tabac, le ministre en charge de la Santé, Nicolas Méda appel l’ensemble des populations du Burkina Faso à travailler à plus d’actions pour réduire la consommation du tabac et limiter ses effets néfastes sur notre santé. Le message complet.

Mesdames et Messieurs,

Le 31 mai de chaque année, est célébrée la Journée Mondiale sans tabac pour sensibiliser l’opinion nationale et internationale sur ce fléau.

Pour l’année 2018, cette journée est célébrée autour du thème : « Tabac et cardiopathies » pour montrer le lien entre tabac et la survenue des maladies cardiovasculaires.

La consommation de tabac ainsi que l’exposition au tabagisme passif contribuent à raison d’environ 12%, de tous les décès dus à une cardiopathie. Le tabagisme est la deuxième cause principale de maladie cardiovasculaire, après l’hypertension artérielle.

Le tabac, faut-il le rappeler, est le seul produit au monde qui tue la moitié de ses consommateurs réguliers selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

En effet, le tabac tue près de 7 millions de personnes chaque année dans le monde, parmi lesquelles plus de 900 000 sont des personnes exposées à la fumée du tabac. Le nombre des victimes pourrait atteindre 8 millions d’ici à 2030, dont plus de 80 % dans les pays à revenus faibles ou moyens comme le Burkina Faso, si rien n’est fait[1].

Mesdames et Messieurs,

En plus des maladies cardiovasculaires, la consommation du tabac est source de cancers de toute nature. Chez la femme qui fume ou qui est exposée à la fumée du tabac (Par son mari ou son entourage), en plus des conséquences ci-dessus énumérées, il peut avoir une diminution de sa fécondité, des avortements spontanés, des bébés de faible poids de naissance et une mortalité périnatale et néonatale plus importante.

Malheureusement, au Burkina Faso, 19,8% de la population générale de 25 à 64 ans[2] consomme du tabac de 25 à 64 ans[3]. Les sujets jeunes de 25 à 34 ans de sexe masculin sont les plus touchés dans une proportion de 32,6%. Elle demeure donc un réel problème de santé publique

Pour faire face à la situation, le Ministère de la Santé, en plus des actions de sensibilisation, a mis en place une unité de sevrage pour prendre en charge les victimes du tabac. C’est le lieu pour moi d’encourager ces hommes et ces femmes qui se battent pour aider les fumeurs à sortir de ce cercle vicieux.

Le Ministère de la santé avec l’ensemble des acteurs, travaille également à l’apposition des avertissements sanitaires graphiques sur les emballages de tabac pour mieux sensibiliser toutes les couches de la population Burkinabè contre les maladies liées à la consommation de tabac.

Mesdames et Messieurs,

L’usage du tabac est actuellement responsable de la mort d’un adulte sur 10 dans le monde entier. Les données de l’Atlas de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de 2017 révèlent qu’environ 4800 personnes décèdent chaque année au Burkina Faso de causes directement liées au tabac.

La présente journée a pour objectif de sensibiliser les populations pour qu’elles :

  • fassent le lien entre le tabac et les maladies cardiovasculaires, y compris les accidents vasculaires cérébraux, qui ensemble, constituent la principale cause de décès dans le monde;
  • prennent des actions pour réduire la consommation du tabac ainsi que les risques pour la santé cardiaque.

C’est pourquoi, à l’occasion de cette journée, j’appelle l’ensemble des populations du Burkina Faso à travailler à plus d’actions pour réduire la consommation du tabac et limiter ses effets néfastes sur notre santé.

 

 

                                                                                    Professeur Nicolas MEDA

                                                                       Officier de l’ordre national                                                                   

[1] Rapport OMS 2017

[2] Rapport enquête STEP 2013

 

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