Journée internationale de la femme africaine: il y a 60 ans, les devancières traçaient la voie

Il y a 60 aujourd’hui , soit le 31 juillet 1962 à Dar es Salaam (Tanzanie), des femmes de tout le continent africain s’étaient réunies pour la première fois pour  créer la « Conférence des Femmes Africaines » (CFA). A cette occasion, elles ont fait entendre leur voix  pour la libération totale du continent africain en demandant l’élimination de l’apartheid et l’instauration d’une justice commune qui défende les droits de l’Homme et des peuples.

Douze ans après , cette première encontre, les femmes se  réunissaient  à nouveau le 31 juillet 1974 à Dakar, pour mettre sur pied une organisation encore plus représentative, dénommée Organisation panafricaine des femmes (PAWO). La PAWO visait une  participation totale et efficace des femmes au développement politique, économique et social dans les pays africains en particulier, et au niveau international en général.

A  partir de cette dernière date, soit un an après à savoir le 31 juillet 1963,  l’ONU et l’Union africaine ont consacrée le 31 juillet comme la journée internationale de la femme africaines. Ces évènements  dont on parle peu sont  pourtant d’ une grande portée historique pour les femmes africaines .

En effet, à travers  cet engagement,   les femmes africaines  ont prouvé   leur capacité à réaliser certaines actions afin de conduire vers d’importants changements sur le continent. Le rôle historique que les pionnières ont  joué a permis  de faire savoir au monde que la voix de la femme africaine compte et que l’Afrique ne saurait avancer sans les femmes.

A l’heure actuelle ou l’Afrique est secouée partout par la crise sécuritaires notamment l’Afrique  subsaharienne, rappeler cette date historique du 31 juillet est une belle opportunité pour lancer un appel à toutes les femmes du continent que le combat est loin d’être terminé.


Le Burkina Faso connaît actuellement l’une des crises les plus importantes de son histoire auxquelles vont venues s’ajouter la crise économique et la pandémie du COVID-19. Plus de 80 % des personnes déplacées internes, sont des femmes et des enfants.

C’est dire que les défis  restent encore énormes pour parvenir  au respect total des droits de l’homme et des peuples, notamment ceux des femmes, dans compter la question de l’unité, de la solidarité, de la paix et du développement si chères aux pionnières.

Queenmafa.net

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