Jeune fille: attention le net est dangereux!

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L’internet n’a pas pas que des avantages.Il peut-être aussi dangereux, surtout lorsqu’on ne prend pas une certaine précaution. C’est le message que la Commission des informatiques et des Libertés (CIL) a voulu apporter aux femmes et  aux jeunes filles à travers une journée d’échange qu’elle  a organisé sur la question, le 10 mars dernier, à  la faveur de la commémoration de la 159e journée internationale des droits de la femme.

L’internet n’a pas pas que des avantages.Il peut-être aussi dangereux, surtout lorsqu’on ne prend pas une certaine précaution. C’est le message que la Commission des informatiques et des Libertés (CIL) a voulu apporter aux femmes et  aux jeunes filles à travers une journée d’échange qu’elle  a organisé sur la question, le 10 mars dernier, à  la faveur de la commémoration de la 159e journée internationale des droits de la femme.

Le Burkina Faso, à l’instar d’autres pays du monde est entré de plein pied dans la société de l’information. A l’heure où les technologies de l’information et de la communication (TIC) prennent une place grandissante dans la vie quotidienne et professionnelle, des différences liées au genre viennent s’inscrire dans la conception, l’usage, l’appropriation et la maîtrise de ces outils stratégiques.
Loin de souffrir d’un quelconque handicap technologique, les femmes et les jeunes filles, dans leur vie quotidienne ou scolaire, sont des utilisatrices aussi bien que leurs homologues masculins. Les écarts qui existaient au début de la diffusion de ces outils s’amenuisent fortement avec la banalisation des TIC dans les activités journalières.
Toutefois, l’utilisation de l’internet, n’est pas sans traces (Age, contact, adresse etc.). Les informations laissées par les internautes sur la toile notamment leur vie privée peuvent avoir des conséquences dramatiques.

La CIL reçoit en moyenne chaque année, une vingtaine de plaintes sans compter les cas qui ne sont pas signalés. « Il y’ a peut-être plus de cent cas car, les gens ne viennent pas toujours déposer une plainte», a souligné Moumouni K. Ouiminga, le directeur des affaires juridiques et du contentieux à la CIL.

Les femmes semblent être les plus exposées à ce phénomène de cybercriminalité. Maimouna Ouédraogo fait parti de celles qui ont failli faire les frais de ces « cybercriminelles ». Elle a reçu un e-mail faisant allusion à des octrois de bourse d’étude pour le Canada. Lorsqu’elle a voulu envoyer son dossier pour inscription, on lui a fait savoir qu’il y avait des frais à payer .Vigilante, elle a eu la présence d’esprit d’envoyer le mail à un de ses amis qui lui a vite fait savoir qu’il s’agissait d’une arnaque.
Sandrine Zagré, elle, a reçu une demande d’invitation via Facebook.  Après son acceptation, « l’ami facebook » a commencé à l’assaillir avec des messages pour l’arnaquer.
Aussi, de nouveaux escrocs, surnommés les « brouteurs », harponnent leurs proies sur la toile, les poussant à des jeux érotiques devant leur webcam avant de les faire chanter : l’arnaque à la webcam explose et laisse des victimes « dévastées » par la honte.
En attendant de pouvoir d’avoir des mesures beaucoup plus restrictives pour endiguer le phénomène, Maxime S. DA, ingénieur informatique à la CIL conseille de toujours installer un antivirus sur les ordinateurs ainsi que des logiciels de contrôle parental. Par ailleurs, il conseille de concevoir des mots de passe avec des chiffres, des majuscules, minuscules et des caractères. Et surtout, s’abstenir de fournir des informations lorsqu’on ne comprend pas pourquoi elles sont demandées.
Le Burkina Faso a voté le 20 Avril 2014, une loi portant protection des données à caractère personnel. Dans celle-ci les conditions générales et particulières du traitement des données ainsi que les sanctions à l’encontre des contrevenants y sont clairement édictées. Mais Plus de 10 ans après son adoption, celle-ci semble encore méconnue du grand public.
Lala Kaboré

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