Jean Bosco Kaboré , le docteur « zéro divorce »

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Jean Baptiste kaboré et Albertine Yanogo n’ont pas seulement donné la vie à Jean Bosco Kaboré. Ils lui ont aussi appris la sagesse .Ce qui a fait de lui un des plus célèbres conseillers conjugaux du Burkina Faso. Aujourd’hui à la tête d’une fondation, monsieur Kaboré fait la promotion de l’objectif « zéro divorce ».

Jean Baptiste kaboré et Albertine Yanogo n’ont pas seulement donné la vie à Jean Bosco Kaboré. Ils lui ont aussi appris la sagesse .Ce qui a fait de lui un des plus célèbres conseillers conjugaux du Burkina Faso. Aujourd’hui à la tête d’une fondation, monsieur Kaboré fait la promotion de l’objectif « zéro divorce ».

e natif de Bilbalogo était depuis sa tendre enfance initié à l’écoute et l’ouverture aux autres. « Mon papa était beaucoup consulté à l’époque. On trouvait toujours des gens qui venaient prendre des conseils auprès de lui, il arrivait toujours à les satisfaire », nous informe Jean Bosco.
Sa première expérience en gestion de conflit date de 1989. Le jeune homme avait 20 ans et était en classe de première lorsque son père lui confie sa première mission : livrer un message de paix pour mettre fin à un conflit foncier qui régnait dans le village.
« J’avais peur mais. J’ai même passé une nuit blanche.Mais je me suis rappelé des conseils que mon père avait l’habitude de donner en pareille circonstance, cela m’a beaucoup aidé pour le message de sagesse à transmettre », avoue-t-il.
Le jeune homme a accompli cette mission avec brio. Grâce à son message, la paix est revenue au village.
L’Église a également contribué à forger l’homme qu’il allait devenir. Car il fut le premier président de la jeunesse catholique pour la chasteté.

Un rencontre décisive avec le Père Carles

Au fil des années, nombreuses sont les personnes qui venaient consulter Jean Bosco sur des sujets diverses. Ce qui a renforcé ses compétences en matière d’écoute.
Par la suite, il rencontre le Père Carles. C’est la rencontre décisive pour la carrière de Jean Bosco. Avec l’appui de cet homme religieux, il va en formation en « Psycho relation d’aide » (Psycho thérapeute). Une formation de 6 ans en Espagne qui fait de lui un spécialiste d’écoute et d’accompagnement des personnes en détresse (conseiller conjugal et médiateur familial).
Cependant, Il a du attendre 5 ans après son mariage pour exercer pleinement dans cette profession selon la déontologie de l’ Église catholique.

Réconcilier les couples : une passion

Dans un métier ou l’on rencontre toutes sortes de situation, le conseiller conjugal a un cas qui lui reste gravé dans la mémoire. Il se rappelle comme si c’était hier de ce jour ou cet enfant de 10 ans l’a appelé au téléphone, le suppliant d’empêcher ses parents de divorcer.
« J’ai discuté pendant 6 heures avec ses deux parents qui ont fini par s’embrasser en versant des larmes. C’était très émouvant.Dans ma carrière je pense que jusque-là, c’est le cas qui m’a le plus marqué », a-t-il confié
Pour le conseiller conjugal, il y a toujours une issue pour résoudre les problèmes de couples. C’est pourquoi, il est convaincu que « le zéro divorce » est possible.
Foi du conseiller conjugal, la réussite de tout mariage a pour socle la joie en soi-même. C’est, poursuit-il, ce sentiment qui va permettre de surpasser toute épreuve qui risque de faire basculer le couple.

Des qualités mais aussi des défauts…

Et lorsque l’on lui demande ce qu’il regrette dans son métier, il évoque le fait de ne pas toujours avoir assez de temps pour sa famille « Souvent au moment de l’anniversaire de mon enfant, je suis entrain de prendre l’avion ou le car pour résoudre les problèmes des autres», lâche-t-il avec regret.
Dans la même lancée, Florent Diendiéré, ami du conseiller conjugal estime qu’à force de s’occuper des autres couples, parfois, il n’a plus assez de temps pour s’occuper du sien. Pour ce dernier le conseiller conjugal devrait revoir son programme afin de consacrer plus de temps à sa famille.

L’homme est définit comme celui qui sait écouter tout le monde. Selon son ami Florent Dienderé, il met toujours l’accent sur les points positifs dans toutes les situations. Il est aussi celui qui s’occupe de sa famille même s’il n’a pas toujours beaucoup de temps pour elle. « Les dimanches c’est lui qui fait la toilettes de ses enfants » souligne t-il.
Cependant, comme défaut, il note qu’il est assez difficile de le convaincre Jean Bosco surtout lorsque le sujet porte sur son domaine.
Toutefois, Jean Bosco Kaboré ne regrette point d’avoir choisi ce métier qui le passionne tant. Aujourd’hui à la tête d’une fondation ou il forme une quinzaine de conseillers conjugaux, son rêve est de lancer une télévision matrimoniale où seront évoquées toutes les questions relatives à la gestion des crises et le bien-être des couples.
Lala Kaboré /Dera

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