{loadmodule mod_facebooklike,Facebook Like}

Dans moins de deux moins  il sera commémoré le deuxième anniversaire de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014. A cet effet, le procureur du Faso près le Tribunal de Grande Instance de Ouagadougou s’est exprimé sur l’état d’avancement des dossiers d’instruction de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 au cours d’une conférence de presse ce   mercredi 14 septembre 2016 à Ouagadougou.

 

Au vu de nombreuses pertes en vies humaines et blessés occasionnés, le procureur du Faso avait instruit différentes unités de police judicaire de diligenter des enquêtes aux fins de déterminer les causes des décès et des blessures enregistrées et en identifier les auteurs, co-auteurs, les commanditaires et les complices afin d’engager les responsabilités sur le plan pénal.

Ainsi donc les juges d’instruction saisis ont procédé à des auditions des ayants droit de certaines victimes, adressé des correspondances à certaines autorités notamment le ministre de la défense nationale et des anciens combattants, au Chef d’Etat major General des armées, au Doyen des juges d’instruction du tribunal militaire et au chef de corps du Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP).

   Des obstacles qui bloquent l’avancée du dossier

Au cours de l’instruction, nombreuses sont les difficultés qui ont empêché une avancée de façon significative de l’ensemble des dossiers. On peut en citer entre autre l’identification des responsables de chaque unité, la situation des lieux exacts où les faits ont été commis, l’identification   des adresses de victime blessées ainsi que l’obtention des certificats médicaux et des actes de décès.

La Commission d’Enquête indépendante sur l’insurrection des 30 et 31 Octobre 2014 et les événements des 1 et 2 novembre 2014, mis en place le 11 avril 2015 a livré son rapport. Ce document de 34 pages   ayant le mérite d’être assez précis s’avère être une aubaine pour la suite de l’instruction des dossiers de l’insurrection populaire en 2014.

Selon le procureur du Faso Maïza Sérémé « à ce jour, les cabinets d’instruction font des pieds et des mains pour exploiter le rapport de la commission d’enquête indépendante dans l’optique de procéder à des interpellations et au besoin lancer des mandats d’arrêts ».

  Le Général Zida, ni vu ni entendu !

En ce qui concerne le cas du Gal de division Yacouba Isaac Zida, cité dans le rapport de la commission d’enquête indépendante sur l’insurrection populaire, le procureur du Faso a expliqué qu’il n’a point été entendu : « la commission est passée par le ministre de la défense, par sa boîte mail, convocation par voie d’huissier, mais toujours point de réponse de l’ex chef des opérations du RSP au moment de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 », a souligné Mme Seremé.

Quand aux dossiers des anciens membres de la dernière équipe gouvernementale avant l’insurrection populaire mise en accusation par le Conseil National de la Transition pour des faits de coups et blessures volontaires, complicités de coup et blessures volontaires, d’assassinat et de complicité d’assassinat ,le procureur du Faso a fait savoir que la situation de ces derniers relève de la Haute Cour de Justice.

Lala Kaboré

Laissez votre commentaire ici !