Incivisme routier : le NDI sensibilise les populations de Ouagadougou

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S’il y a une chose qui est de plus en plus constatée aujourd’hui au Burkina Faso, c’est bien l’incivisme. L’incivisme routier particulièrement mérite une réflexion accentuée, car causant de nombreuses victimes et de dégâts matériels importants.  Une attitude qui menace sérieusement la stabilité de la nation et de notre bien-être.

 Selon la direction de l’observatoire de la ville de Ouagadougou, en 2017,  ce sont 7137 personnes qui ont été victimes d’accidents. Parmi ces victimes, 284 personnes ont perdu connaissance et 80 sont décédées sur place.

En 2015, les enquêtes de l’IRD et de l’INSS révélaient que 87% des blessés à Ouagadougou étaient des usagers de la route.  Voici là, les réalités de l’incivisme routier au Burkina dont les chiffres ne laissent indifférents le National Democratic Institute (NDI).

Au cours d’une conférence publique ce vendredi 23 novembre 2018, il a réuni élèves, étudiants, syndicats de transport, acteurs communaux, journalistes, société civile, agents de sécurité etc. pour échanger autour de cette question épineuse de l’incivisme en vue d’aboutir à des recommandations idoines.

L’incivisme, une préoccupation pour tous

Déroulée autour du thème « promotion du civisme routier dans la commune de Ouagadougou : défis et enjeux, quelles synergies des acteurs pour le respect du code de la route », cette conférence publique à entendre la Représentante Résidente du NDI, Aminata Kassé, s’inscrit dans le cadre d’un programme qui vise à promouvoir les valeurs et les principes démocratiques et à sensibiliser le public à l’engagement citoyen constructif, à la prévention et aux mécanismes de résolution pacifique des conflits.

En reconnaissant la pertinence du thème à plus d’un titre, le représentant du maire, Moussa Belem a avoué qu’il est plus qu’interpellateur. « Notre commune travaille depuis le début de son mandat à lutter résolument contre ce phénomène à travers des actions préventives notamment la réglementation permanente de la circulation par la police municipale visant la dissuasion des contrevenants », a-t-il fait savoir.

Et au Haut Commissaire du Kadiogo, Boureima Sawadogo d’ajouter « L’incivisme constitue aujourd’hui un problème crucial auquel l’Etat en lui seul ne saurait faire face »

La porte-parole des formateurs, Florence Ouattara, pour sa part, note qu’il est temps que chacun joue sa partition dans la résolution de ce phénomène.  «  C’est dans ce cadre que nous, en tant que formateurs, entendons accompagner le NDI et USAID pour changer les mentalités. On a commencé par la route, mais on va bientôt attaquer tout ce qui  est assainissement, environnement…»

Méconnaissance du code la route, non-respect des feux tricolores, non-respect des panneaux de signalisation, grande vitesse, refus des motocyclettes de circuler sur la petite chaussée, mauvais état technique des véhicules, etc. sont entre autres des actes d’incivisme qui provoquent malheureusement des accidents de circulation aux conséquences fâcheuses : perte en vie humaine, barricades de la voie publique, pertes économiques, prise en charge des blessés etc.

Le NDI entend donc à travers ce programme financé par USAID pour une durée de 3 ans et qui couvre 25 communes environ les localités urbaines et rurales de Bobo Dioulasso, Koudougou, Fada, Ouahigouya et Dori  enregistrer de résultats probants.

 L’ambition étant de contribuer à une prise de conscience effective de la population, en vue de réduire considérablement ces actes d’incivisme, l’insécurité routière qui entravent les fondements d’une gouvernance vertueuse, participative et la promotion des valeurs démocratiques.

                                                                                                             Assétou Maïga

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