Il y a 55 ans les femmes africaines se donnaient la main pour libérer le continent

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Pour la première fois, des femmes africaines se réunissaient, à l’initiative de Aoua Keita, grande militante, syndicaliste et première femme député malienne. Ce jour-là, plus précisément le 31 juillet 1962 à Dar es Salam (Tanzanie), des femmes de tout le continent africain ont créé la première organisation de femmes, la « Conférence des Femmes Africaines » (CFA). Cette journée historique sera  promulguée par l’ONU et l’ OUA un an plus tard soit le 31 juillet 1963.

Mais c’est le 31 juillet 1974 qu’a été consacrée la « Journée de la femme africaine » à l’occasion du premier congrès de l’Organisation Panafricaine des Femmes (PAWO ) tenu à Dakar.

A l’époque les peuples africains commençaient peu à peu à se libérer de la tutelle des pays colonisateurs. Avant-gardistes, les femmes se levaient pour la libération totale du continent africain en demandant l’élimination de l’apartheid et l’instauration d’une justice commune qui défende les droits de l’Homme et des peuples.

 Un évènement dont on parle peu mais qui est plein de sens. Car les femmes africaines témoignaient ainsi de leur capacité à réaliser certaines actions afin de conduire vers d’importants changements sur le continent.

Bien que célébrée depuis des décennies par l’ UNESCO, et par quelques associations en Afrique et dans le monde, cette journée demeure inconnue de la majorité comparativement au 8 mars, la journée internationale de la femme.

Les réflexions autour de cette journée du 31 juillet offre aux  femmes du continent  un cadre d’échanges  sur les contraintes majeures à leur bien-être et au développement du continent.  Cette journée est donc une occasion de capitaliser les réalisations accomplies en faveur de l’égalité des sexes et de renforcer les débats autour des droits de la femme et du développement en Afrique. Elle est également une opportunité de rendre un bel hommage à la femme africaine qui reste debout malgré tout.

Au Burkina Faso, les défis en matière d’égalité des sexes ainsi que le renforcement des droits des femmes restent majeurs.

Il serait donc nécessaire de marquer cette journée à travers des activités afin de donner beaucoup plus de visibilité à cette tribune pour ces braves femmes africaines à l’image de Winnie Mandela, Jacqueline Ki-Zerbo, de Bernadette Dao etc.

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