« Il faut en urgence des interventions ciblées au profit des jeunes filles au sahel », Yaouba Kaigama

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L’ONG Plan international en collaboration avec le Fonds des Nations unies pour la population(UNFPA) et l’université de Londres ont mené une étude sur la situation des jeunes filles en temps de crise sécuritaire. Le rapport de ladite étude a été officiellement présenté ce vendredi 3 juillet 2020 à Ouagadougou.

C’est un rapport qui présente les conditions de vie des jeunes filles âgées entre 10 et 19 ans et qui vivent dans les localités touchées par l’insécurité au Burkina Faso et au Mali. Dans ce rapport intitulé « les filles dans la crise : voix du Sahel », 800 jeunes filles ont participé aux travaux de recherche et elles ont été interrogées dans le cadre d’entretien individuel et de discussion de groupe.

Au cours de l’étude, les jeunes filles ont témoigné qu’elles vivent dans la peur et la précarité. La majorité d’entre elles subissent la violence sous différentes formes. Le rapport de l’étude met en exergue les besoins des jeunes filles en situation de crise sécuritaire. Pour Yaouba Kaigama, représentant résident de plan international au Burkina Faso, Ce rapport permettra d’élaborer un plan pour mieux affiner leur action sur le terrain « il n’y a pas d’intervention humanitaire efficace sans prise en compte des besoins distincts de chaque groupe social », a-t-il déclaré.

Il a également confié qu’il faut en urgence des interventions ciblées au profit des jeunes filles au sahel. « Il est temps de leur donner la paix, la sécurité, la participation, la visibilité, l’éducation, la santé et les moyens de subsistance auxquelles elles aspirent tant ». Il poursuit : « Permettons aux filles de construire leur propre avenir. Ne laissons pas ces filles devenir des victimes invisibles et inaudibles de la crise au sahel » a plaidé Yaouba Kaigama.

Pour sa part, Ursule Kaboré, chargé de mission au ministère en charge de la solidarité nationale a encouragé les partenaires à inscrire la cause de la jeune fille parmi leurs actions prioritaires de développement. Elle a également invité tous les acteurs à travailler pour améliorer les acquis des actions déjà engrangés sur le terrain en faveur de la jeune fille.

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A l’occasion de la présentation de ce rapport, la représentante des jeunes filles a formulé des recommandations pour l’amélioration des conditions de vie des adolescentes en temps de crise sécuritaire.

A travers un plaidoyer, Azimatou Ouédraogo a invité les autorités à concentrer leur effort sur l’accès aux services de base, le respect des droits et la protection des populations. Elle a aussi interpellé les autorités a aider les filles touchées par la crise pour qu’elles deviennent autonomes à travers l’accès aux moyens de subsistance et aux activités génératrices de revenus.

Marie Sorgho

 

 

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