La problématique du harcèlement sexuel des filles en milieu scolaire et professionnel : défis, moyens d’actions et perspectives »,c’est sous ce thème que le Burkina Faso a célébré le 11 octobre dernier, la journée internationale de la jeune fille. Tous les acteurs s’accordent à dire que l’ampleur du phénomène est telle qu’il y a lieu de prendre des mesures fortes et urgentes si l’on veut assurer le maintien et la réussite de bon nombre de filles à l’école.

La problématique du harcèlement sexuel des filles en milieu scolaire et professionnel : défis, moyens d’actions et perspectives »,c’est sous ce thème que le Burkina Faso a célébré le 11 octobre dernier, la journée internationale de la jeune fille. Tous les acteurs s’accordent à dire que l’ampleur du phénomène est telle qu’il y a lieu de prendre des mesures fortes et urgentes si l’on veut assurer le maintien et la réussite de bon nombre de filles à l’école.

En effet, il ressort des enquêtes que les filles et les enseignantes sont les premières victimes du harcèlement sexuel en milieu scolaire. Les statistiques du Ministère de l’Éducation Nationale et de l’Alphabétisation du Burkina Faso, ont révélé 365 cas de harcèlement sexuel entre 2009 et 2011.Pour qui connait les réalités du Burkina, il est fort probable que ces chiffres ne reflètent pas la réalité .D’une manière générale, les victimes préfèrent garder le secret de peur d’affronter les regards des autres.

Des études menées par l’Association Marche Mondiale des Femmes et l’Association d’appui et d’éveil Pugsada soulèvent un certain nombre de causes dont les plus significatives seraient : la vulnérabilité des victimes, l’ignorance aussi bien des victimes et des auteurs, l’impunité pour plusieurs raisons des auteurs, la relative jeunesse  des enseignants, la difficulté de trouver des compagnes en milieu rural, l’habillement indécent de certaines filles, etc…

Pour le ministère en charge de la promotion de la femme, la lutte contre le harcèlement sexuel implique l’adhésion de tous les acteurs à tous les niveaux, à commencer par les filles elles-mêmes qui se doivent de dénoncer les auteurs de tels forfaits. Par ailleurs, ledit ministère dit s’activer à la mise en place d’un numéro vert pour la dénonciation des cas de violences basées sur le genre.

L’Organisation des Nations Unies définit le harcèlement sexuel comme « Toute conduite ou abus de pouvoir se manifestant une ou plusieurs fois par des paroles, des actes ou des gestes à connotation sexuelle et non désiré et qui est de nature à porter atteinte à la dignité ou à l’intégrité physique ou psychologique de la femme ou de nature à entretenir pour elle des conditions de travail ou d’études défavorables ou un renvoi ».

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