Promotrice de la boutique Lilas, Balguissa Maiga, épouse Sanga s’est spécialisée dans la confection et vente des tenues d’enfants  avec  le « Faso Dan fani ».  La  jeune entrepreneure  est arrivée à faire de cette passion une activité lucrative.

C’est dans une boutique attrayante, bien décorée aux couleurs vives, des tenues traditionnelles irrésistibles de par leur éclat bien exposées par endroits qu’elle nous reçoit .

Tout a commencé en novembre 2015 lorsqu’elle décide de se lancer dans la transformation du Faso Dan fani. De passage dans un centre de tissage, Balguissa est attirée par un pagne tissé multicolore.

Très séduite par la beauté de ce pagne, elle commanda une couleur unique pour faire un mixage et coudre un ensemble tailleur. Loin de toute attente, son modèle suscita l’admiration de plus d’un. Elle se dit alors pourquoi ne pas valoriser le Dan fani et encourager du coup les tisseuses dans cette activité ?

Une question qui ne tarda pas à obtenir réponse. C’est ainsi que Balguissa se transforme en vendeuse ambulante de pagnes tissés. La jeune commerçante va alors proposer différents motifs à ses clients et comme une traînée de poudre, ses services sont de plus en plus sollicités.

Balguissa confectionne également des sacs d’écolier très résistants avec du Dan fani

 

Son rêve est d’ouvrir un grand atelier de prêt-à-porter pour enfant

« J’ai décidé d’habiller les enfants en pagne Dan fani parce que les modèles de prêt à porter pour les enfants sont souvent standards », se justifie-t-elle.  Ainsi donc, elle a opté d’apporter une petite touche dans le style-enfant en travaillant sur le Dan fani.

N’étant pas spécialiste du tissage ni de la couture, elle fait appel aux couturiers et tisseuses pour réaliser les modèles qu’elle a soigneusement dessinés. « J’apporte toujours une petite touche au travail du couturier pour faire de l’originalité », fait-elle savoir.

Son abnégation et son amour du travail bien fait lui ont permis de bénéficier de plusieurs commandes même à l’extérieur du Burkina.

Elle envisage créer son propre atelier regroupant toutes les personnes qui interviennent depuis la chaîne de production jusqu’à la transformation. « En faisant de la sous-traitance, il y a de petites difficultés liées aux délais. Toute chose qui décourage les clients qui veulent avoir leurs commandes dans les délais fixés », déplore-t-elle.

Un autre de ses vœux est d’avoir une forte capacité de production afin de bien asseoir son activité à Ouagadougou et aussi à l’international. Dans sa boutique, sont également exposés des bijoux, des sacs d’écoliers et d’ordinateurs, des pagnes au profit des dames qui désirent valoriser le Dan fani.

Même si le recouvrement reste pour l’heure l’une de ses difficultés majeures, compte tenu du fait que certains trouvent le Dan fani inaccessible, Balguissa Sanga est plus qu’optimiste quant au succès de son initiative. « Le Dan fani a de l’avenir et il n’y a rien de tel que de valoriser ce que nous produisons. C’est une fierté en tant que burkinabé », affirme-t-elle.

Contacts: 55 44 44 22/ 70 08 37 49

                                                                                                         Madeleine KIENOU

 

 

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