Gustave Sorgho, comédien « Rire ça égaie, rire ça prolonge la vie »

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Le Cercle des arts vivants (CAV), sis à Gounghin, à Ouagadougou, a organisé la troisième session de restitutions de contenus en humour et en journalisme culturel. Ce jeudi 28 octobre 2021, le cadre a lancé de nouvelles têtes d’humoristes pour  la conquête du public du rire. Devant un public sorti nombreux, le rendu s’est fait  sous le regard critique et appréciateur des formateurs, et incubateurs.       

 A travers sa filière “à l’école du rire”, Le Cercle des arts vivants (CAV), a éclos pour la troisième fois de l’année 2021. Des humoristes et journalistes présentateurs de spectacle en sont sortis après une formation de quelques mois. C’est un projet porté par le célèbre humoriste burkinabè  Son Excellence Gérard.

Pour cette session, 15 personnes au total ont été formées : douze  humoristes émergents, deux incubés, une journaliste culturelle. Les participants issus de diverses professions et  domaines d’activité,  disent se savoir enrichis après cette formation.

 « J’ai pris part à cette formation et je ne regrette pas car je repars avec beaucoup de connaissances dans le domaine de journalisme culturel. Cette formation a été bénéfique pour moi, surtout en termes de critique », dixit la seule journaliste culturelle de la session.

Le promoteur s’est fait accompagner par ses pairs et doyens. Ces derniers ont joué les rôles de formateurs et d’incubateurs. Parmi eux : le groupe trentenaire Espoir 2000, le groupe Gombo.Com, les artistes comédiens et acteurs Gustave Sorgho et Ildevert Méda et le Pr Prosper Compaoré et son homologue Luca Fusi. Pendant plus de deux heures, de jeunes humoristes de différentes gammes (humour de débutant, de d’amateur et de d’incubés) aux humours variés ( parodie, satire, ironie, sarcasme…), se sont succédé avec des thématiques diverses et enrichissantes. 

 

Un humour, silhouette des réalités sociales burkinabé

C’est un public riant à gorge déployée qu’on pouvait voir dans l’enceinte de ce cadre de formation. Plus de deux heures durant, ce public a été embarqué dans le bateau du rire à gogo. Ceci est normal, puisque les acteurs qui y sont, sont censés les faire voyager dans un monde riche d’émotions.

Dans cette ambiance de rires, la satire était au rendez-vous. Des thématiques sensibles ont été abordées au cours de la soirée.  Le harcèlement sexuel dans le milieu du show biz, la démagogie des politiques, la corruption, la  dépravation des mœurs, la mauvaise gouvernance, sont, entre autres, les thèmes abordés.

Cet humour n’a pas fait abstraction des crises sociales et sanitaires auxquelles fait face le pays des Hommes intègres. Il a peint sous une couleur satirique, le contexte social et sanitaire marqués par le terrorisme et la maladie à corona virus.

Convaincu que l’humour peut contribuer à la lutte contre le terrorisme le parrain de la soirée Gustave Sorgho se rassure : « je pense que nous pouvons aussi trouver la résilience face à cette crise sécuritaire, à travers le rire. Comme l’a dit quelqu’un, rire c’est le pote de l’Homme ; rire ça égaie ; rire ça fait prolonger la vie… »

 

Que retenir des différentes  prestations de cette 3e session ?

Entre la formation et la performance dans le travail, il y a un grand écart. « On peut dire que le flambeau pourra rester allumé s’ils continuent de travailler. Il ne faut pas qu’ils s’arrêtent au parchemin. Une chose est d’être d’abord à l’apprentissage, une autre est d’avoir cet état d’esprit qu’on n’a jamais fini d’apprendre. Si on sait se remettre en cause, on va toujours de l’avant. », foi de Gustave Sorgho, parrain de la session.

Le promoteur de ce projet, lui-même habitué des scènes humoristiques, nourrit un sentiment de satisfaction après les prestations : « c’est vraiment une satisfaction pour moi de voir que ces jeunes arrivent déjà à s’en sortir. Parmi eux, divers profils dont des tailleurs, des commerçants, des étudiants qui sont allés à la conquête du public sans complexe et sans arrière-pensée. C’est déjà un pari gagné pour moi ».

Le projet est accompagné et cofinancé par le Fonds de développement culturel et touristique (FDCT).

Le rendez-vous est pris pour la 4e session qui se tiendra le jeudi 25 novembre 2021 du côté du Cercle des arts vivants (CAV) sis à Gounghin à partir de 19h30.

 

 

Idrissa SIRI

 

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