« Grils don’t fly » de Monika Grassl ou l’histoire des filles qui voulaient devenir pilotes

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La cinquième journée du festival Ciné droit libre a été consacrée le mercredi 13 décembre 2017 à Ouagadougou, à la projection du film intitulé « Grils don’t fly » de la réalisatrice allemande Monika Grassl.

La 13e édition du festival Ciné droit libre (CDL) est rehaussée par la présence de nombreux réalisateurs et parmi eux, Monika Grassl. Son film « Grils don’t fly » a été projeté le mercredi 13 décembre 2017 au Petit Méliès. Ce long métrage de 90 mn, met en exergue l’histoire de jeunes filles ghanéennes que sont Lydia handicapée, Tina, Hamdiatu et Esther qui intègrent la première école d’aviation pour femmes de l’Afrique de l’ouest. Elles rêvent d’apprendre à voler et de s’élever ainsi au-dessus de leurs conditions sociales. Entre la piste d’atterrissage lointaine, le hangar et la salle de classe, les jeunes filles subissent un quotidien militaire et prennent progressivement conscience que la réalisation de leur rêve à un prix. Car aucune d’elles ne parvient à piloter. A quoi ressemblent la réalité et les enjeux de ce projet ambitieux ? Voilà l’histoire décrite dans le film.

Pour la réalisatrice, Monika Grassl, le message que véhicule « Grils don’t fly » montre la détermination de la jeune fille ghanéenne qui veut entreprendre à travers le métier de pilote. En effet, elle a indiqué que le taux des femmes pilotes au niveau mondial est de 5%. A l’entendre, cette école d’aviation féminine africaine est un exemple et en particulier dans un pays où les femmes n’ont pas la chance de se réaliser. « Cela m’a semblé une histoire incroyable car ces filles ont voulu faire quelque chose de spécial, devenir des pilotes», a-t-elle lancé. Quant au titre, la réalisatrice a souligné son côté ironique qui montre que les femmes également peuvent piloter des avions.

Elle a soutenu que « Grils don’t fly » évoque surtout le sujet de l’émancipation de la femme africaine. Mme Grassl a par ailleurs souligné que le droit de la femme ghanéenne est une réalité. A ce titre, elle a noté un changement positif de cette nouvelle génération des femmes. De plus, elle a dévoilé que les jeunes femmes ghanéennes sont entreprenantes et déterminées à prendre en main leur destin. Un peu déçu, la cinéphile Monica Blanc Gomez, a mentionné être resté sur sa faim. « Je n’ai pas vu pas le film que j’étais venu voir », a-t-elle regretté. Et d’ajouter qu’’elle espérait voir un film comme le décrit le programme, c’est-à-dire qui met en exergue la rivalité et les difficultés que rencontrent les femmes dans milieu réservés aux hommes.

Aïcha COMPAORE

 

 

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