Du 15 au 17 février 2019 à Ouagadougou se tiendra à Ouagadougou un forum sur l’autonomisation et la responsabilisation des femmes. Initié par l’Assemblée Nationale, ce forum vise à trouver des solutions pour accompagner les femmes dans leur autonomisation politique, économique et socio-culturelle. Plus de 1000 participantes  sont attendues, nous est confié Élise ILBOUDO/ THIOMBIANO, présidente du comité d’organisation lors de notre entretien à 48 heures de la tenue dudit forum.  

Queen Mafa : L’Assemblée nationale organise un forum sur l’autonomisation et la responsabilisation des femmes, du 15 au 17 février 2019 à Ouagadougou, quel est l’objectif de ce forum ?

Élise ILBOUDO : L’objectif principal c’est amener le peuple et particulièrement les députés à s’engager, à accompagner les femmes effectivement pour l’autonomisation et pour la responsabilisation. Il s’agira d’examiner et d’analyser toutes les politiques publiques qui existent sur le quota. C’est également l’occasion de s’imprégner de bons exemples comme celui du Ghana, du Brésil, du Rwanda et s’appuyer sur les acquis qui existent déjà parce qu’il y a des travaux, des ateliers biens menés afin de voir comment on peut donc accompagner les femmes dans leur autonomisation.

Pourquoi c’est l’Assemblée nationale qui porte l’initiative de ce Forum ?

C’est dans les prérogatives de l’Assemblée nationale de s’auto-saisir de toute question d’intérêt national et de trouver des solutions structurelles à un problème donné. C’est ce qui explique que dans notre rôle de député, notre rôle de représentant du peuple, nous nous sommes penchés sur cette question.

On parle depuis une dizaine d’année d’autonomisation mais les problèmes restent posés

Qu’est ce qui justifie le choix du thème : « autonomisation et responsabilisation des femmes au Burkina Faso » ?

C’est parce que c’est un problème clé, c’est un problème d’intérêt national. On parle depuis une dizaine d’année d’autonomisation mais les problèmes restent posés. En ce qui concerne la question du genre, le problème reste toujours posé. Il y a des lois qui ont été votées mais l’applicabilité reste encore posée. Il faut donc développer des stratégies pour trouver le bon chemin à emprunter pour résoudre de manière structurelle ces questions.

Quels seront les points saillants de cette rencontre ?

D’entrée de jeu, nous allons avoir un thème inaugural qui va poser la problématique de l’autonomisation de la femme. Ensuite nous aurons 4 thématiques qui seront développées. Le 1er thème c’est l’autonomisation et la responsabilisation de la femme dans un contexte d’insécurité du Burkina Faso. La deuxième thématique va porter sur l’autonomisation économique et financière de la femme. La troisième va porter sur l’autonomisation politique de la femme et puis enfin nous allons parler de l’autonomisation socio-culturelle de la femme.

Qui est autorisé à prendre part à ce forum ?

Le forum est ouvert à toutes les femmes, il faut aussi être Burkinabè. Nous acceptons les hommes. Il ne s’agit pas de traiter des questions de femmes sans que les hommes ne soient présents. Ce qui veut dire que nous avons convié des femmes à ces travaux là mais la question de la femme reste entièrement liée à la question de l’homme tout simplement. En conclusion, nous serons accompagnées par des hommes. Toutes les 13 régions seront représentées à les parties politiques, la société civile, les associations et les coordinations d’associations, soit environ 1000 participants.

A quoi doit-on s’attendre à l’issue de ce forum ?

Nous attendons donc que de ces travaux-là sortent de bonnes recommandations, des résolutions et que nous puissions relire cette loi qui porte sur le quota genre. Nous prévoyons également de légiférer et voir quelles sont les pistes que nous pouvons donc développer pour une meilleure autonomisation et responsabilisation de la femme.

Entretien réalisé par Marie SORGHO et Aminata GANSONRE

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