Formes contemporaines d’esclavage: 71% des victimes sont des femmes et de filles

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Le 02 décembre marque la date anniversaire de l’adoption par l’Assemblée Générale des Nations Unies, de la Convention pour la répression et l’abolition de la traite des êtres humains et de l’exploitation de la prostitution d’autrui. Débutée le 02 décembre 1949, la célébration de cette journée actualise le combat permanent contre toutes les autres formes d’esclavage moderne qui privent à de très nombreux êtres humains, leurs libertés et leurs droits les plus élémentaires à la dignité, au travail libre, à la vie tout simplement. Voici le message du secrétaire général de l’ONU, António Guterres  à l’occasion de cette journée.

Les manifestations mondiales contre le racisme systémique qui ont eu lieu cette année sont venues rappeler à notre attention les injustices commises dans le monde entier, qui sont de sombres vestiges du colonialisme et de l’esclavage.

Mais l’esclavage n’appartient pas au passé.

À l’heure actuelle, plus de 40 millions de personnes sont encore victimes de formes contemporaines d’esclavage.

Les femmes et les filles représentent plus de 71 % de ces victimes.

De nos jours, l’esclavage prend différentes formes : esclavage par ascendance, travail forcé, travail des enfants, servitude domestique, mariage forcé, servitude pour dettes, traite des personnes à des fins d’exploitation, sexuelle notamment, et recrutement forcé et utilisation d’enfants dans des conflits armés.

Les groupes pauvres et marginalisés, en particulier les minorités raciales et ethniques, les peuples autochtones et les migrants, sont touchés de manière disproportionnée par les formes contemporaines d’esclavage.

L’inégalité de genre aggrave encore les tendances actuelles en matière de discrimination.

Aujourd’hui, je demande aux États Membres, à la société civile et au secteur privé de renforcer leur action collective pour mettre fin à ces pratiques abominables.

Je demande qu’un soutien soit apporté pour identifier et protéger les victimes et les survivants et leur donner des moyens d’action, notamment sous forme de contributions au fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour la lutte contre les formes contemporaines d’esclavage.

L’année prochaine marquera le vingtième anniversaire de l’adoption, par la Conférence mondiale contre le racisme et la discrimination raciale, de la Déclaration et du Programme d’action de Durban.

Ce document historique qualifie l’esclavage et les pratiques analogues à l’esclavage de violations flagrantes des droits de l’homme.

Nous ne pouvons souscrire à ces violations au XXIe siècle.

un.org

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