Start-up 2017 du Fonds Commun Genre: 14 lauréates sélectionnées

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Un atelier de prise de contact avec les lauréates des projets Start-up du Fonds Commun Genre a été initié par Diakonia ce vendredi 27 juillet 2018 à Ouagadougou. L’idée est d’établir un contact entre les bénéficiaires et leur présenter l’incubateur, Burkina Business Incubator, chargé de les accompagner dans la réussite de leur idée d’entreprise.

Elles sont 14 lauréates sélectionnées sur 106 candidates pour bénéficier de l’accompagnement du Fonds Commun Genre (FCG)/Diakonia. 14 idées ingénieuses dans plusieurs domaines d’activités pour propulser l’entrepreneuriat féminin. Les centres d’intérêts de ces femmes sont entre autres, la restauration, la transformation des produits locaux, la commercialisation de kits scolaires, la confection et la commercialisation des tenues en Faso Danfani, les Techniques de l’information et de la communication etc. De jeunes entrepreneures qui, grâce à cet appui du FCG verront certainement leurs rêves d’entreprises se réaliser.

En effet, c’est en 2017 que Diakonia, gestionnaire du Fonds Commun Genre a lancé un avis à projets pour permettre aux femmes qui ont des idées innovantes de postuler dans le domaine de l’entreprise. Une longue attente certes pour ces femmes, et certaines commençaient même à perdre espoir ; mais qui fait aujourd’hui des heureuses qui pourront donner du tonus à leurs entreprises.

Cette présente rencontre selon le chargé de programme à Diakonia pour le management du Fonds Commun Genre, Yempabo Naba, a pour objet de féliciter ces lauréates et les encourager dans cette nouvelle aventure. « Ce sont 14 nouvelles bénéficiaires qui vont s’ajouter aux 4 anciennes pour un programme d’incubation. Cette prise de contact va permettre aux différents acteurs de se connaître pour pouvoir travailler ensemble », a-t-il fait savoir.

Le chargé de programme à Diakonia pour le management du Fonds Commun Genre, Yempabo Naba,

Dans le souci d’accompagner ces jeunes entrepreneurs à réussir dans leurs missions, Burkina Business Incubator (BBI) a été recruté pour ses compétences confirmées en matière d’incubation, a précisé Yempabo Naba. Il est nécessaire dit-il d’outiller ces femmes qui ont des besoins différents en matière de création d’entreprise et de renforcement de capacités.

Dans ce même ordre d’idées, la chargée du programme sénior, Inès Mariama Barry, elle, a invité les lauréates à se mettre en réseau et travailler en parfaite collaboration avec l’incubateur pour mener à bien leurs projets.

 Pour  le président du bureau exécutif de l’incubateur burkinabè Business Incubator, Soulamane Konkobo, il s’agit de s’ assurer que les projets sélectionnés sont menés à bout, que ces bénéficiaires reçoivent une assistance technique au plan management, comptabilité, marketing pour leur permettre de mettre en œuvre leur projet de manière réussie. « Chaque projet est accompagné sur la base d’un plan d’affaires et dans ce plan, on ressort tout ce qui est prévisionnel en termes de recettes d’argent. A partir des indicateurs financiers, on peut dégager un plan de remboursement », a expliqué monsieur Konkobo.

Start up 2017 à entendre le chargé de programme à Diakonia, Yempabo Naba a connu plus d’engouement en termes de participation et en idées innovantes. Au nombre de 4 lauréates en 2016, elles sont passées à 14 en 2017; une preuve de détermination des femmes pour leur autonomisation économique et l’engagement de Diakonia à faire de l’égalité du genre une réalité.

Assétou Maiga

 

Des lauréates s’expriment

Minata AGbessi/Traoré

Je réside à Bobo. J’ai soumis un projet dans la restauration, la transformation des produits locaux à savoir les produits forestiers non ligneux, les produits agricoles et les fruits en jus. J’ai un budget 20 millions environ et ma contribution est de 2 millions. C’est une unité de transformation qui demande beaucoup de moyens. Nous allons travailler avec les groupements de femmes dans les villages. J’apprécie le fait que ça soit un prêt, parce que ça va nous amener à travailler pour honorer nos prêts.

Balguissa Sanga/Maiga

Mon projet porte sur la confection et la commercialisation de tenues d’enfants prêts à porter et de sacs d’écoliers en Faso Danfani. Je suis basée à Ouagadougou. Je suis contente parce que mon projet verra le jour. Je pourrai mettre en place un grand atelier de couture et je pourrai créer des emplois pour des jeunes filles et des femmes. Le coût maximum du projet tourne autour de 14 millions avec une contribution de 2 millions environ. Je remercie Diakonia.

Tinwendé Kabré

C’est un projet de transformation des produits forestiers non ligneux, en sirop, en jus, en granulé etc. Je transforme de façon naturelle. C’est un projet d’à peu près 8 millions et l’apport sollicité est d’environ 6 millions. J’ai déjà commencé mon activité en fonction de mes moyens. Je compte créer des emplois en travaillant avec des femmes et des filles. Ce fonds me permettra de renforcer mon matériel de travail et améliorer mon activité en quantité et en qualité.

Christina Meggham Djamouli

Je suis dans la transformation de la tomate fraîche en pâte de tomate sans additif chimique. Nos marchés sont saturés par la tomate importée. En faisant la promotion des produits bio made in Burkina Faso, on promeut le travail des agriculteurs, on se fait connaître sur la scène internationale. J’ai demandé un accompagnement de 24 millions avec un apport de 5 millions de FCFA. Nous sommes déjà dans le domaine. Nous allons travailler avec des femmes que nous allons former. Je pense déjà à commander des centrifugeuses, des machines, des marmites. Nous voulons mettre une petite usine en place à Kombissiri.

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