Financement du PNDES : une conférence internationale prévue les 9 et 10 juillet prochain

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La ministre de l’Economie, des Finances et du Développement (MINEFID)  a animé une conférence de presse ce 19 juin 2018. Au cours de ces échanges, il est ressorti que le  Burkina Faso organisera les 9 et 10 juillet prochain à Ouagadougou, une conférence internationale placée sous le thème «  Accélérer la transformation agro-sylvo-pastorale au Burkina Faso ». Il est attendu plus de 250 participants de différents secteurs d’activités

Cette conférence internationale est  selon la ministre en charge des Finances Rosine Sory Coulibaly, une rencontre qui permettra de faire le bilan à mi-parcours de la mise en œuvre du PNDES et d’en tirer des enseignements.

Elle permettra enfin de définir des perspectives qui permettront de mobiliser des ressources supplémentaires pour combler certains besoins de financement et accélérer la mise en œuvre des projets et programmes en vue de l’atteinte les objectifs du PNDES

Le ministre en charge des Finances a précisé que sur la période de mise en œuvre du PNDES, de janvier 2016 à avril 2018, l’effort de mobilisation des ressources extérieures a permis de sécuriser  au titre des PTFs un montant de 5 054 milliards FCFA, soit 1 844 milliards FCFA, sous forme de conventions signées, et 3 210 milliards FCFA en programmes de coopération validés.

Et sur cette base, le taux de mobilisation des annonces faites par les partenaires techniques et financiers s’élèvent à 8 353 milliards FCFA soit 61%. Cependant, le taux de financement des besoins exprimés à 5 570 milliards FCFA s’établit à 91% à fin avril 2018.

S’agissant du bilan de la mobilisation des ressources internes, les résultats indiquent 3 141 milliards FCFA de ressources mobilisées, sur une prévision sur la même période, de 3 623 milliards FCFA, soit un taux de mobilisation de 87%.
En ce qui concerne le secteur privé, nonobstant les concours du secteur bancaire et des financements des entreprises,  le taux de mobilisation des ressources extérieures privées demeure encore faible. En témoigne le taux du partenariat public-privé  à 0,5%, soit 24,91 milliards FCFA pour les PPP.

Ce faible taux, expliqué entre autres par l’incompatibilité des offres des acteurs du privé avec la vision et les orientations financières du gouvernement, a impacté certains secteurs à forte valeur ajoutée dont celui de la transformation agro-sylvo-pastorale, d’où la nécessité de l’organisation de tables rondes sectorielles et/ou thématiques pour combler ces besoins de financement.

« C’est dans ce sens que la conférence internationale sur la mise en œuvre du PNDES focalisée sur l’accélération de la transformation agro-sylvo-pastorale trouve sa justification », a-t-elle expliqué.

Que vise cette conférence internationale ? L’objectif global de la conférence internationale sur la mise en œuvre du PNDES, selon la ministre est d’améliorer le niveau de mobilisation des ressources pour le financement du développement du Burkina Faso.

« Plus spécifiquement, la conférence vise à faire le point des principales réalisations du PNDES et les réformes en cours pour améliorer la gouvernance économique et institutionnelle ainsi que le climat des affaires », a déclaré le ministre

Et de poursuivre qu’il sera aussi analysé le niveau de mobilisation actuel des ressources et dégager les perspectives pour un financement optimal du PNDES, identifier le potentiel et les opportunités d’investissement dans la transformation agro-sylvo-pastorale, susciter l’intérêt de la diaspora et les investisseurs étrangers, mener un plaidoyer pour un financement adéquat du programme d’urgence pour le Sahel ( PUS)  et du programme d’appui au développement des économies locales ( PADEL) en vue d’un renforcement de la résilience des populations du Nord/Sahel et la promotion des économies locales.

A cette conférence internationale, il est attendu environ 250 participants. Il s’agit des partenaires bilatéraux, des partenaires multilatéraux, des institutions financières régionales ou internationales, des fonds souverains, des investisseurs privés nationaux et internationaux, les Sociétés d’Etat, les universitaires, la diaspora burkinabè, des Organisations non gouvernementales (ONG) nationales et internationales et d’autres sources innovantes de financement.

                                                                                                          Françoise TOUGRY

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