Programme d’Autonomisation Économique des Jeunes et des Femmes: les bénéficiaires à la caisse dès septembre

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Karidiatou Karidiatou Dao/Ouédraogo, DG du FAPE

Lancé au mois de juin dernier, le Programme d’Autonomisation Économique des Jeunes et des Femmes veut dynamiser le secteur de l’emploi au Burkina. Pour s’assurer de l’évolution des dossiers de demande de financement, le premier ministère a organisé une tournée dans les sites de traitement des dossiers avec la presse ce lundi 7 Août 2017.


Le Fonds d’Appui Pour l’Emploi (FAPE), le Fonds d’Appui aux Activités Rémunératrices des Femmes (FAARF), le Fonds d’Appui au Secteur Informel (FASI) et le Fonds d’Appui aux Initiatives des Jeunes (FAIJ), sont les quatre guichets visités par l’équipe du programme et les hommes de médias. Ce, pour constater de visu le traitement des dossiers déjà administrés.

Dr Soumaïla Bitibaly, coordonnateur du PAE/JF

Pour le coordonnateur du programme, Dr Soumaila Bitibaly, l’objectif de cette tournée est de communiquer sur la situation des dossiers et l’état d’avancement. « Nous sommes en train de visiter les opérateurs qui ont été recrutés. Le travail continue et nous demandons aux jeunes et aux femmes de nous donner un peu de temps pour que nous puissions traiter les dossiers de façon transparente » a-t-il lancé.

Quant à la Directrice Générale du Fonds d’Appui aux Activités Rémunératrices des Femmes (FAARF), Marguerite Traoré, « tout se déroule bien et dans la plus grande transparence et nous travaillons à ce que l’argent revienne à ceux qui doivent bénéficier de ce programme. Nous traitons les dossiers des groupements féminins, des associations professionnelles féminines, des promotrices individuelles et des groupes solidaires. Nous avons environ 17 mille dossiers disponibles pour une valeur de près de 14 milliards et l’enveloppe initial est un milliard 500 mille».

 

 

Selon Marguerite Traoré, c’est après l’analyse des dossiers que le nombre de personnes à retenir par rapport à l’enveloppe reçu sera connu.

Le premier grand critère de ce fonds est la cible, l’âge (compris entre 16 et 60 ans), le montant demandé, la garantie proposée, la durée que la personne préconise, l’activité qui sera menée et combien d’emplois une telle activité peut-elle générer parce qu’il faut que ce financement puisse créer des emplois directs ou indirects.
Cependant, la plus grande difficulté que souligne Marguerite Traoré est l’engouement des demandes que sa structure ignorait. Toute chose qui les a obligés à réorganiser le travail à tout moment.

Mme Marguerite Marie René TRAORE/DAMIBA

Du côté des autres responsables, que ce soit au niveau du FAPE, du FASI et du FAIJ, à entendre les différents responsables de ces structures, un avancement dans le traitement des dossiers est constaté. « Les dossiers ont été répertoriés et saisis. La plupart est dans la phase d’intégration des données. Il reste la validation par le comité de sélection afin de pouvoir établir la liste effective des bénéficiaires retenus », ont-ils indiqué.
Un coût total de 16 milliards 500 millions de FCFA a été alloué à ce programme. 91 720 dossiers ont été reçus au total. A ce jour les dossiers traités sont de 3720 pour le FAPE, 16 940 pour le FAARF, 9848 pour le FASI et 20855 pour le FAIJ.
Même s’il est difficile pour l’heure de donner une date exacte de la délibération des listes effectives, l’ensemble des opérateurs se hâtent pour satisfaire les bénéficiaires d’ici à septembre.

Assétou Maiga

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