Fêtes de fin d’année : les femmes déterminées à être au rendez-vous

A l’orée de la fête de Noël et du nouvel an, nous avons sillonné des endroits fréquentés par les femmes. Il s’agit d’ateliers de couture, de salons de coiffure et des marchés. Une ambiance  bien festive ce 22 décembre 2017.


Nous voici chez Sidiki Bamba, responsable d’un atelier de couture mixte et de broderie à Somgandé. Il a du pain sur la planche. Des rendez-vous à respecter et le devoir du travail bien fait à accomplir. Visiblement le couturier Bamba est très occupé sur sa machine. A côté de lui, une femme assure la garde et n’entend pas rentrer sans sa tenue.

Depuis le début du mois de décembre, c’est la couture féminine qui est dominante chez ce couturier. « J’ai une quinzaine d’habits de femmes à livrer à Noël et en fin d’année. Chacune rêve d’avoir une belle tenue pour la fête et je dois obligatoirement toutes les satisfaire », affirme-t-il, la tête baissée sur sa machine. Ce qui fait que depuis le 15 décembre, le sieur Sidiki dort dans son atelier. Même s’il reconnaît que la période est propice pour se faire de l’argent, la priorité est avant tout la satisfaction de sa clientèle.

A l’opposé, Pauline Rouamba, jeune couturière spécialisée dans les tenues pour enfants et dames et basée à Dassassogho, n’a pas beaucoup d’habits à livrer. Elle en a reçu moins de dix au début du mois de décembre et a même fini de les coudre. « Actuellement, même si une femme m’amène des habits à coudre, je ne prendrai pas, par peur de ne pouvoir pas les achever », confie-t-elle.

Les coiffeuses sont aussi affairées

Dame Dela Amazou (en robe, à droite), promotrice du salon ‘’Bonheur coiffure’’ à Dassassogho, trouve la Noël un peu timide. « Beaucoup de femmes trouvent que Noël est la fête des enfants et préfèrent attendre le nouvel an pour se coiffer », dit-elle. Néanmoins, elle en reçoit quelques-unes en espérant une affluence la veille de Noël et les 30 et 31 décembre. Avec une dizaine d’expériences dans la coiffure, cette Togolaise est convaincue que le dernier jour est toujours meilleur. « A la veille d’habitude, c’est plus mouvementé. Je fais beaucoup de plaquages et je rentre autour de 22h».

En nous dirigeant à l’intérieur du marché, nous croisons de petites filles à la recherche de coiffeuses. Elles ne veulent pas se faire conter la fête. « Nous sommes allées voir une coiffeuse qui a accepté de nous coiffer et nous rentrons pour chercher l’argent pour revenir », nous confie une de ces quatre petites avec enthousiasme.

Juliette Sankara, qui coiffe au marché de Dassassogho, reçoit des petites comme des grandes. Trois jeunes dames sont là pour se faire belles. Mais Juliette, comparativement à l’année dernière, trouve le marché nonchalant. Toutefois, elle dit garder espoir. A son niveau, c’est le tissage qui prime chez les femmes, surtout qu’on est en temps de fraîcheur.

 

 

 

Tout comme ces ateliers d’habillement et de beauté, les vendeuses de condiments attendent elles aussi des clientes.

Alima Kaboré vend du petit pois, du haricot, de la courgette, des tomates, etc., au marché de Dassassogho. Elle souhaite que les femmes achètent davantage ses condiments. Optimiste, elle dit patienter toujours jusqu’à la veille de Noël et du nouvel an. « Les gens aussi n’ont pas d’argent, sinon les prix ne sont pas chers », affirme –t-elle. Soutenue par sa voisine Aminata Ouédraogo, ces deux vendeuses nous révèlent qu’à ces périodes de fête, les femmes ont plus de préférence pour la pomme de terre, le petit pois, la carotte, la salade, la courgette.

Malgré la situation jugée morose, les fêtent se font sentir et chaque femme veut les fêter de la plus belle des manières.

Assétou Maïga

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