Fespaco: L’UEMOA soutient l’intégration culturelle à travers trois prix spéciaux

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La cérémonie de récompense des lauréats des prix spéciaux de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) pour le Fespaco 2019 s’est déroulée dans la matinée de ce samedi 02 mars 2019 à Ouagadougou. Une satisfaction pour les réalisateurs qui voient leurs efforts récompensés et une manière pour la commission de l’UEMOA de marquer son soutien au Fespaco et  de contribuer à la promotion du cinéma pour une meilleure intégration culturelle entre les peuples africains.

 Ils sont trois cinéastes à être récompensés dans les catégories long métrage, court métrage et documentaire. La commission de l’UEMOA vient là, une fois de plus traduire sa volonté de valoriser la culture africaine, socle d’une réelle intégration entre les peuples. Un engagement qui s’est matérialisé ce 02 mars 2019 par la remise des prix spéciaux de l’ UEMOA pour le Fespaco, au moment la 26e édition du Fespaco s’apprête aussi à éteindre ses lumignons. Ce sont des prix d’une valeur de 26 millions de FCFA à savoir 10 millions pour la catégorie long métrage, 8 millions pour la catégorie court métrage et 8 millions aussi pour la catégorie documentaire plus des trophées qui ont été remis aux bien méritants.

 Dans la catégorie documentaire, Salif traoré, réalisateur malien remporte le sacre avec son documentaire ‘’Patronyme’’. Dans la catégorie court métrage, le cinéaste burkinabè Modeste Ganafé Mofedogna remporte le prix avec son film ‘’le rêve brisé’’. Quant à  la catégorie long métrage, le prix est revenu aux réalisateurs Abdoulaye Dao et Hervé Eric Lengani avec le film ‘’Duga, les charognards’’.

Présidente jury catégorie documentaire

Pour le lauréat de la catégorie documentaire, Salif Traoré, c’est un geste salutaire. « L’UEMOA est dans son rôle, la circulation de l’image dans l’espace UEMOA.  Ce sont des outils qui vont permettre à toute la cinématographie de cette région de se développer. Mon documentaire parle des patronymes et quand je faisais les recherches, je me suis rendu compte que c’est un facteur d’intégration, c’est très important », s’est –il réjouie. A sa suite, le réalisateur burkinabè Abdoulaye Dao, a traduit également sa joie de recevoir cette récompense qui le fortifie.

 « Il y avait 15 œuvres en compétition, même des œuvres féminines, bien traitées d’ailleurs, mais qui ne répondaient pas aux critères établis par l’UEMOA. C’était alors une découverte de savoir qu’un réalisateur s’est intéressé à ce sujet, aux patronymes », a fait savoir la présidente du jury de la catégorie documentaire, Adjikè Sanni Assouma, Togolaise de nationalité, productrice et réalisatrice de documentaires.

 La tenue de cette cérémonie, à écouter le Président de la Commission de l’ UEMOA, Abdallah Boureima est une façon de renforcer l’ambition de l’institution dans son processus de développer le secteur de la culture, gage d’apports multidimensionnels du développement personnel et de la croissance économique. « L’intérêt de la commission pour le Fespaco au-delà de la proximité géographique qui nous lie, dénote une ambition simple de contribuer à la promotion de l’image, du son, de nos valeurs, de notre savoir-faire, de nos talents », a-t-il indiqué.

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7. La règlementation du secteur de l’image dans l’UEMOA en réflexion

Le Président de la commission de l’UEMOA Abdallah Boureima
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