Fadima Diawara : une référence dans l’entrepreneuriat féminin

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« Je ne connais pas beaucoup de femmes qui sont dans ce milieu. C’est difficile quand on est une femme, d’entreprendre dans ce milieu de la tech (technologie). Déjà que c’est un milieu très masculin » .

Que faire quand on n’est pas de sexe masculin ? Lâcher prise ou persévérer ? En tout cas, Kunfabo a déjà conquis le marché du smartphone africain.

Voici une ébauche de l’histoire de Fadima Diawara, réalisée à partir d’une interview vidéo accordée à nos confrères de BBC.

D’origine guinéenne, Fadima Diawara est la conceptrice du smartphone africain Kounfabo, une nouvelle marque de smartphone africain conçue pour être conforme aux réalités africaines. Elle a réussi à imposer cette marque de smartphone qui a le vent en poupe depuis un an déjà. Bien évidemment, tout cela n’a pas été simple quand on est une femme dans un domaine à la tendance masculine. « J’ai rencontré beaucoup de difficultés. Les difficultés financières, logistiques ; et aussi des difficultés liées à la constitution d’une équipe qui du reste, n’est pas facile. Il faut trouver des personnes compétentes avec lesquelles il faut travailler» ; a dit la battante.

La masculinisation dans le milieu de la technologie, l’autre partie de l’iceberg.

A en croire Fadima Diawara, l’une des redoutables difficultés à laquelle elle s’est buttée constamment, est la masculinisation de ce domaine de la technologie. « C’est difficile d’entreprendre dans ce milieu de la tech ; déjà que c’est un milieu très masculin. On a encore du mal à imposer la parité. Donc, souvent on ne te prend pas beaucoup au sérieux. Tu dois pouvoir t’imposer par tes idées, ta créativité et par ta vision. » ; a-t-elle dit sans détour.

Encore plus difficile quand on aspire à une vie de famille.

Entreprendre n’a pas été un  obstacle à la réalisation de son projet d’enfantement. Fadima Diawara est mariée et mère de deux garçons. Elle arrive à concilier tant bien que mal, sa vie de famille et celle de son entreprise. « Ce n’est pas parce qu’on entreprend qu’on ne doit pas faire des enfants ou avoir une vie de famille beaucoup plus épanouie ».  Avoir une vie de famille, avoir les enfants à coté, pouvoir voyager, aller en étude ne sont pas des choses évidentes quand on se lance dans une telle entreprise.  Cependant, indique-t-elle « il faut savoir donner de la priorité, s’organiser ; surtout avoir son objectif et le viser afin de pouvoir l’atteindre ».

Idrissa SIRI

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