Le Burkina Faso a commémoré le mercredi 20 février 2019 à Ouagadougou, la 16e journée internationale tolérance zéro aux Mutilations génitales féminines (MGF), sous le thème «Traduire les décisions politiques en actions à la base, pour accélérer l’atteinte de la tolérance zéro aux MGF en 2030». Bien que des efforts aient été faits par le gouvernement, les jeunes filles continuent d’être victimes de l’excisons partout au Burkina Faso. D’où  la nécessité  de renforcer la lutte à travers des actions concrètes, comme le recommande le thème de la 16e journée internationale tolérance zéro aux Mutilations génitales féminines (MGF), à savoir  «Traduire les décisions politiques en actions à la base, pour accélérer l’atteinte de la tolérance zéro aux MGF en 2030».

La commémoration a été placée sous le patronage de Madame Sika KABORE, Ambassadrice de bonne volonté du CI-AF et Présidente d’honneur du CNLPE

 Pour la ministre en charge de la femme, Hélène Marie Laurence Ilboudo, par ailleurs présidente du Conseil national de lutte contre la pratique de l’excision (CNLPE), les actions seront désormais focalisées sur la responsabilisation accrue des communautés en impliquant toutes les couches sociales dans la lutte. Par ailleurs, il s’agira également selon elle, de renforcer l’ancrage institutionnel sur le plan national et international, avec une organisation coordonnée des associations, des ONG et réseaux de lutte, pour plus d’efficacité et de capitalisation des interventions sur le terrain.

Elle n’ a pas manqué de plaider auprès des autorités locales et leaders d’opinion pour leur implication effective dans la lutte car la situation est encore loin d’être sous contrôle.En témoigne  le cas des 47 filles excisées récemment dans la région du Sud-Ouest et plus de la cinquantaine en 2018.

La prévalence de la pratique  de l’excisons est estimée à 13,3% selon les données de l’enquête démographique et de santé de 2010 et  à 11,3% selon l’enquête multisectorielle de 2015, pour la tranche d’âge de 0 à 14 ans, soit une baisse sensible en cinq ans».

Quant au nombre de femmes ayant subit une mutilation génitale, il est  évalué à 67,6% . Selon le rapport de l’Unicef 2016, le phénomène de l’excision se rencontre touche plus de 200 millions de filles et de femmes,

Le nombre des filles et des femmes qui pourraient être exposées à un risque de MGF avant 2030 est estimé à 68 millions dont  50 millions en Afrique selon l’OMS.

 

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