Le barrage n°2 de Tanghin est à nouveau envahi par la jacinthe d’eau. Ces plantes qui recouvrent de la surface du barrage ne sont pas sans conséquences sur l’environnement. Des jeunes ont initié un opération d’enlèvement de cette plante envahissante de la surface de l’eau.

A peine les premières pluies tombées que la jacinthe a envahi  à nouveau le barrage N°2 de Ouagadougou(Tanghin). Une verdure impressionnante recouvrant plus du 2/3 du barrage . Malheureusement , tel un iceberg, cette beauté extérieure, cache un véritable fléau: la dégradation de la qualité de l’eau due à l’activité humaine qui est elle même, menacée à son tour par la présence de ces plantes envahissante. L’Union internationale pour la Conservation de la Nature ( lUICN) a classé la jacinthe d’eau parmi les  100 pires espèces envahissantes au monde.

Selon les spécialistes de l’environnement peut pousser de 2 à 5 mètres par jour si toutes les conditions sont réunies à savoir la présence d’éléments nutritifs en grande quantité dans les eaux ou dans les sédiments. La jacinthe, à en croire les chercheurs, est  la croissance  la plus rapide jamais connue  du règne végétal.Cela explique pourquoi malgré toutes les actions menées pour débarrasser le barrage de cette indésirable beauté, elle refait toujours surface.

Ce 05 juillet 2019 dans la matinée, les membres de l’association des pêcheurs se sont mobilisés au niveau du barrage de Tanghin non pas  à la recherche de poissons mais pour sauver les eaux du barrage de ces plantes envahissantes.

L’association qui compte une trentaine de membres a organisé cette activité non pas seulement pour leur intérêt. Selon Hamidou Ouédraogo, secrétaire général de cette association, l’activité entre dans le cadre de l’assainissement du barrage afin d’éviter que les plantes ne l’envahissent.

Hamidou Ouédraogo, secrétaire général de l’Association des pêcheurs

Une occasion pour les pêcheurs de demander plus d’accompagnement de la part des autorités parce qu’ils travaillent pour le bien-être et le développement de toute la ville, a affirmé le secrétaire général de l’association.

Cette activité qui a débuté depuis 20 jours, a été possible grâce à l’appui de l’Agence de l’eau du Nakambé.

Davy YAMEOGO

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