La ministre de la femme, Laurence Marchal/Ilboudo, a effectué une visite de terrain, le jeudi 2 mai 2019, à Kaya, dans la région du Centre-Nord afin de s’informer  des réalisations des fonds du  Projet d’appui à la transformation de l’économie et à la création de l’emploi (PATECE) lancé en septembre 2016.

C »est un projet mis en place dans le cadre de la politique du gouvernement burkinabè en matière de promotion socio-économique de la femme. Il a été financé par la BAD (Banque Africaine de Développement) à hauteur de 200 millions de CFA.  Au total 17 associations et groupements féminins de 9 régions du Burkina ont bénéficié de la somme de 200 millions de francs CFA  du Projet d’appui à la transformation de l’économie et à la création de l’emploi (PATECE) débuté en 2016.

Trois associations ont reçu la visite de Laurence Marchal/Ilboudo accompagnée des responsables  techniques du projet. Il s’agit de l’Union Wend- Konta des étuveuses de riz de Kaya qui avait reçu la somme de 30 millions de CFA, de l’Union pour la promotion de la production locale et la transformation d’arachides, également de Kaya. Elles avaient bénéficié de 9,5 millions de FCFA. Enfin, il y a le Collectif des associations de restauratrices et transformatrices des produits locaux basée à Ouagadougou qui s’étaient retrouvées avec 20 millions de CFA à l’époque.

Ces associations ont pu réaliser leur projet avec les financements accordés. Et c’est plus qu’émue qu’elles louent le déplacement de leur première responsable dans leur locaux pour échanger avec elles.  Elles ont saisi l’occasion pour exprimer les problèmes qu’elles rencontrent et  soumettre des doléances à la ministre.

Pour Ella Claude Ouédraogo, la présidente de l’Union Wend Konta des étuveuses de riz de Kaya, beaucoup de difficultés freinent l’évolution de leur  entreprise. « C’est le manque de marché notre problème. Nous n’avons que la SONAGES comme partenaire. Aussi, nous sommes dans un bâtiment que nous louons et nos magasins sont exigus. Nous souhaitons avoir nos propres locaux», a-t-elle souligné.

Un taux  de remboursement de plus de 80%

Pour les femmes de l’Union pour la promotion de la production locale et des transformatrices d’arachides, c’est un tout autre problème. Cette union dispose d’un local, mais elle manque d’équipements. Et à les entendre parler, elles auraient entrepris différentes démarches restées vaines jusqu’à ce jour pour l’équipement du local.

La ministre de la femme, dit avoir pris bonne note  de ces difficultés et une prise de décision se fera dans les prochaines rencontrent. « Il y a la volonté du département d’accompagner les femmes dans les chefs-lieux de régions à travers de petites unités de production. Nous allons les aider d’ici la fin de l’année (Ndlr : 2019)», a-t-elle promis au grand bonheur des femmes. Une invite au renforcement des capacités a été lancée, tout comme le rapprochement avec les points focaux au niveau des régions.

Les financements reçus par ces différentes associations et groupements sont des prêts remboursables. Et à ce jour,  après les différents constats effectués, elles ont un taux de remboursement de plus de 80%. Et la ministre de la femme promet leur offrir plus d’opportunités afin qu’elles puissent bénéficier d’autres financements pour bien accroitre leur activités.

 

                                                                         Aminata GANSONRE

 

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