Arrivé hier 27 novembre 2017 tard dans la nuit, le Président français s’est exprimé aujourd’hui 28 novembre 2017 face à la presse nationale et internationale à la présidence du Faso.  L’ambition d’Emmanuel Macron est de donner un nouveau visage aux relations France-Afrique à travers le choix de Ouagadougou.

C’est autour de 8h40 minutes que le président Emmanuel Macron a été accueilli par son homologue Rock Marc Christian Kaboré à la présidence du Faso par des honneurs militaires. Après une demie heure  d’échanges entre la délégation française et burkinabé, place est donnée à la presse nationale et internationale pour adresser leurs préoccupations aux deux Chefs D’Etats. Mais avant, le Président burkinabè Rock Marck Christian Kakoré a livré la substance des échanges aux hommes de médias. Les discutions selon le Président Kaboré ont porté entre autres sur le contexte sécuritaire, le G5 Sahel, la situation socio-politique, la coopération au plan politique, le secteur de l’énergie, l’affaire François Compaoré, le cas Thomas Sankara, etc.  Un échange jugé fructueux et participatif par le Président burkinabè.

 

Du côté du Président Emmanuel Macron, cette visite officielle a tout son sens : « Ce déplacement est important à mes yeux parce que nous sommes dans un pays qui, il y a deux ans a décidé de prendre ses responsabilités, dont la jeunesse a décidé de faire un choix démocratique, et c’est pourquoi j’ai souhaité prononcer mon premier discours sur les ambitions avec l’Afrique et la jeunesse africaine au Burkina Faso et en particulier dans une université », a-t-il déclaré.

Il faut passer à la vitesse supérieure

Les hommes de médias se sont intéressés entre autres au cas François Compaoré, aux archives de Thomas Sankara, à la page noire de la colonisation, à l’opérationnalisation du G5 Sahel etc.

Le Président Macron dans ses réponses a mentionné que l’interpellation de François Compaoré le 29 octobre dernier en France est le résultat d’une coopération exemplaire entre les justices burkinabè et française.   Concernant les archives de Thomas Sankara, il a rassuré que la justice burkinabè aura accès à tous les documents concernant cette affaire.

Emmanuel Macron reconnaît une jeunesse burkinabè forte mais qui n’a jamais connu la colonisation. Pour le Président français, la jeunesse se bat contre les représentations de l’impérialisme. Ce qu’il qualifie d’expression plurielle d’une vie démocratique riche.

Par ailleurs, l’hôte a souligné la nécessité de développer une force africaine régionale, qu’on passe à la vitesse supérieure en collaboration avec d’autres partenaires de la forceG5 pour démanteler les réseaux de trafiquants, qui de plus en plus ont des liens avec les terroristes. Il a également pensé à une collaboration avec l’organisation internationale de l’immigration afin de favoriser le retour dans les pays d’origine de tous les africains qui se trouvent dans les camps d’instabilité.

Assétou Maiga

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